De Gelder traite les psychiatres «d’ abrutis» et dit «jouer avec leurs pieds»

Le jour des faits, les psychiatres désignés ont noté un comportement et un mutisme catatoniques, dont Kim De Gelder se départissait cependant dès que les enquêteurs quittaient la salle d’interrogatoire.

Jusqu’au 20 février 2009, les différents psychiatres et psychologues qui ont observé l’accusé n’ont découvert aucun signe de comportement psychotique. Ce jour-là, Kim De Gelder connaît un «  crash psychotique avec crise d’angoisse ». Il affirme avoir tué les bébés de la crèche sur ordre de voix dans sa tête.

Mais plus tard, un gardien entend une conversation entre Kim De Gelder et un codétenu. «  Ces abrutis pensent que je suis psychotique, ils ne savent pas que je joue avec leurs pieds », confie-t-il.

«  Ment-il ? Parfois oui, parfois non. Cette réponse est sûre à 100 % », a relevé un des experts-psychiatres, ajoutant que cela devenait «  difficile de poser un diagnostic et de tracer une criminogénèse ».