Procès De Gelder: pour les parties civiles, l’accusé savait très bien que ce qu’il faisait était interdit

«Avant les faits, il a toujours suivi les règles, toutes les règles. Quand on se lance dans de tels préparatifs afin d’échapper à la police, c’est qu’on sait qu’on fait quelque chose de mal», a commenté Michael Verstraeten, avocat des proches de bébés blessés à la crèche. Pour lui, la contrainte irrésistible décrite à l’article 71 du Code pénal, et qui peut valoir un acquittement à celui qui l’invoque, ne joue pas ici. «Kim De Gelder a effectivement un trouble mental, on est d’accord là-dessus, mais il arrivait quand même à contrôler ses faits et gestes.»

Patrick Dillen, l’avocat du bébé le plus grièvement blessé à la crèche, a lui aussi souligné que Kim De Gelder avait eu l’occasion de s’arrêter, mais qu’il ne l’a pas fait. Au contraire, il a choisi de ne pas entrer dans la première crèche et a choisi aussi de frapper tous les enfants de la crèche Fabeltjesland, dont la fillette de ses clients, qui pourtant se trouvait dans un coin de la pièce, hors du chemin du jeune homme.

Tout comme leur consoeur Isabelle Suy, les deux avocats ont demandé au jury de déclarer Kim De Gelder responsable de ses actes. Les trois plaideurs ont rappelé les difficultés auxquelles ont fait face leurs clients après les faits. «La seule guérison dépendra de l’issue du procès», a conclu Patrick Dillen.