La France redoutait aussi «un projet radical» de la part d’Hakim Landghem

Dès mardi soir, dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls avait relevé «l’implication, côté français, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)», le service en charge notamment de l’antiterrorisme, et souligné «le caractère étroit de la coopération opérationnelle franco-belge» dans ce dossier.

Selon une source proche de l’enquête, la police française «avait repéré il y a un an des agissements inquiétants» chez cet homme vivant «depuis pas mal de temps» en Belgique. Ces agissements pouvaient laisser craindre un «projet radical» de cet «homme violent», qui présente le «profil d’un voyou» mais était aussi «connu pour son engagement islamiste».

Une enquête préliminaire est alors diligentée, puis les soupçons se faisant plus forts au gré des surveillances, une information judiciaire est ouverte. Les autorités belges sont alertées. L’enquête permet d’établir que cet homme faisait l’acquisition d’«équipement paramilitaire» en France, comme du matériel de visée nocturne ou un «kit d’entretien des armes». Les armes elles-mêmes, il semble se les procurer en Belgique. L’enquête s’est accélérée il y a quelques jours quand il apparaît que cet homme «avait acquis récemment des armes de guerre».