Waterloo: Le marché de la scénographie du Mémorial est relancé

La bataille de Waterloo a inspiré de nombreux auteurs, que ce soit en littérature ou au cinéma. Le chantier du Mémorial qui doit célébrer la célèbre bataille pourrait lui aussi inspirer des auteurs, tant son aboutissement est compliqué alors que nous sommes à un peu plus de deux ans du Bicentenaire de la bataille. Dernier exemple en date : la scénographie en trois dimensions du Mémorial. Le gouvernement wallon a approuvé hier le cahier des charges pour cette scénographie. Or, comme vous l’avez certainement déjà lu dans la presse, la société Tempora s’était associée à Franco Dragone pour créer cette scénographie. Seulement voilà, le marché qui avait été attribué à l’époque était particulier. « Il s’agissait d’un marché de définition de la conception de la scénographie, mais qui ne prenait pas en compte la réalisation de cette scénographie », résume le ministre wallon du Tourisme Paul Furlan. Pour faire simple, Tempora avait conçu la reconstitution en 3D de la bataille, mais un autre marché aurait dû être passé pour la réalisation, et aurait donc pu échoir à une autre société. « Personnellement, je préfère des marchés « clé sur porte », où la même société s’occupe de conceptualiser et de réaliser le projet. C’est même mieux pour la société », ajoute le ministre.

Il a donc fallu trouver une solution. « Après une analyse juridique, nous avons étudié la possibilité de clôturer le contrat avec la société et de relancer le cahier des charges en mettant cette fois la conception et la réalisation dans le même marché. » Bref, on remet les compteurs à zéro, bien que le travail de la société Tempora ne soit pas perdu. Le nouveau marché est de l’ordre de 6.000.000 d’euros. Le cahier des charges contient deux grands postes : un film en 4D et la scénographie en elle-même. « Le cahier des charges a été conçu de manière à laisser une large part de créativité aux opérateurs. On doit les laisser s’exprimer. » Le cahier des charges contient un impératif de taille : avoir terminé quelques mois avant le Bicentenaire. « C’est un dossier essentiel pour la Wallonie. Au-delà du défi touristique, c’est un défi logistique. Ce site a une réputation internationale. Le Bicentenaire est événement majeur et on attend à terme 500.000 visiteurs par an », conclut le ministre.