Mouscron: L’aventurier L.-Ph. Loncke à la conquête des Andes

Atteindre Ushwaïa, au sud de l’Amérique latine, depuis la Colombie, en huit mois et par n’importe quel moyen : voici l’objectif fixé par l’explorateur et aventurier mouscronnois Louis-Philippe Loncke. Un pari plus qu’audacieux, que « Louphi » est impatient de débuter. Le Hurlu, qui revient d’une expédition d’un mois sur l’île reculée de Clipperton, va atterrir aujourd’hui à Bogota, et pourra vite se lancer dans son périple appelé « Into the Wild with Louphi », en référence au film de Sean Penn qui a rencontré un vif succès.

Pour son long voyage à travers la magnifique cordillère des Andes, Louis-Philippe a mis la barre très haut et, comme à chaque fois, il va se surpasser pour tout faire. En plus des visites inévitables comme le Machu Picchou, voici les principaux volets de cette aventure :

- il veut atteindre le sommet de cinq des plus hauts cols du continent, et même du monde : le Cotopaxi (Equateur), où le point culminant est situé à près de 5.900 mètres ; le Chimborazo (plus de 6.200 mètres, en Equateur) ; le Huascaran (6.760 mètres, au Pérou), le Nevado Sajama (6.540 mètres, en Bolivie). Le dernier est situé à la frontière entre le Chili et l’Argentine : c’est l’Ojos del Salado (6.890 mètres), le plus haut volcan de la planète.

Trois autres étapes vont rythmer les prochains mois de Louis-Philippe Loncke :

- Le « Titikayak ». L’aventurier va tenter de faire le tour du lac Titicaca. Cela sera la plus longue expédition de son projet (il prévoit d’accomplir les 1.125 kilomètres de côtes en 30-35 jours). Le Mouscronnois sera a priori le premier à accomplir cela. «  Je veux prendre des points GPS et des photos de la côte et du paysage en arrière-plan pour créer le premier inventaire photographique des bords du lac , » explique le globe-trotter. « Le but étant de pouvoir comparer dans le futur un peu comme on compare la fonte des glaciers aujourd'hui avec les photos du passé. L’eau recule de cinq mètres par an  ! »

- Le « Salar Trek ». Il va tenter une première mondiale : traverser à pied deux grandes étendues de sel (Coipasa and Uyuni), qui formaient par le passé un grand lac.« Le plus grand a déjà été traversé a pied, sans assistance, par une dizaine de personnes, » poursuit Louis-Philippe Loncke. « Ils ont mis huit jours, en tirant une charrette. Je compte le faire avec un très gros sac à dos, et traverserai à la fois les salars et le canyon d’une vingtaine de kilomètres qui les sépare. Je pense que c’est jouable de le faire en 8-9 jours. »

- Ushwaïa. Avec un programme très chargé, Louis-Philippe Loncke ne sait pas s’il aura le temps d’atteindre sa ligne d’arrivée : Ushwaïa. « C’est un endroit mythique, c’est un peu la fin du monde... Je n’ai pas encore de facteurs de temps, je verrai si je peux passer plusieurs jours en Patagonie, aller à Ushwaïa, ou alors tout annuler. »

Autant d’expéditions qui vont rêver, et qui sont les raisons de vivre de Louis-Philippe Loncke, un aventurier décidément pas comme les autres.