Braine-l’Alleud: le plan de bataille de Scourneau pour le Bicentenaire

La gestion du champ de bataille fait régulièrement la Une de l’actualité. Comme nous vous l’annoncions la semaine dernière, un ticket formé par Serge Kubla (président) et Vincent Scourneau (adminsitrateur-délégué) a pris la tête de l’ASBL « Bataille de Waterloo 1815 » chargée de l’organisation des événements pour le Bicentenaire de la bataille. Cette double nomination a donné lieu à une passe d’armes entre Serge Kubla et le ministre du Tourisme Paul Furlan sur fond de duel MR-PS. Une polémique dont s’est étonné le bourgmestre brainois. « Nous sommes conscients de l’implication de la Région, qui, grâce à l’intervention du ministre Furlan a investi des millions de millions d’euros dans ce dossier. »

L’agenda est serré

À deux ans du Bicentenaire, Vincent Scourneau est donc monté au front. « Cette bataille était importante pour le destin de l’Europe. Alors qu’aujourd’hui, l’Europe est souvent remise en question avec la crise, le moment est d’autant plus symbolique et il faut réussir la fête. Ce sera un moment de grande unité autour de cet événement. Serge Kubla a d’ailleurs montré, par une multitude de gestes, que la bataille de Waterloo, c’est l’histoire de plusieurs communes. » Le bourgmestre s’est déjà plongé dans les festivités. « Nous travaillons à l’endroit consacré à la reconstitution, qui doit pouvoir accueillir des dizaines de milliers de personnes en toute sécurité et confort. De plus, nous allons inscrire différentes activités dans l’agenda de manière récurrente pour rappeler l’événement. »

Le maïeur voudrait aussi inclure le centre de Braine-l’Alleud dans les commémorations. « Nous allons constituer une commission spécifique pour inscrite l’Église Saint-Etienne dans le plan de la bataille. Elle a servi d’hôpital pour soigner les soldats français. Nous avons eu des contacts avec l’abbé de Maere (le doyen) et Monseigneur Léonard pour mettre sur pied un événement récurrent. Amener les visiteurs dans le centre-ville est d’autant plus pertinent que la gare la plus proche du champ de bataille est celle de Braine-l’Alleud. » Quant aux Français de Culturespaces, gestionnaires du site du champ de bataille qui menaçaient de lever le camp, « ils resteront au moins jusqu’au 1er octobre. Ils auront ainsi l’occasion d’étudier les considérations et les griefs des uns et des autres. »