Milan Jovanovic (Anderlecht): «En Angleterre, les supporters ne sifflent pas leurs joueurs»

Exclu lors de la dernière rencontre entre Mauves et Rouches, le 3 février dernier, Milan Jovanovic va tenter de se racheter aux yeux de ses sympathisants, ce samedi soir.

Mais le joueur serbe aura d’autant plus de pression qu’il est l’un des anciens Standardmen du noyau mauve et qu’il peut par conséquent s’attendre à une chaude réception. Mais peu importe. Comme nous avons pu le constater ce jeudi, le Serpent est prêt à en découdre.

«Je me sens très bien, aussi bien mentalement que physiquement. Mais ça ne suffit pas: il faut encore la victoire en plus», commence Jovanovic, qui a consacré de longues minutes à notre journaliste.

Comment expliquez-vous que tant de joueurs n’aient plus leur niveau du 1er tour?

Il y a de plus en plus de matches sur une saison. Tout dépend de l’âge et de l’expérience, mais il n’est pas possible de disputer 55 rencontres au même niveau.

Contre Malines, lors de votre remplacement, vous aviez été sifflé par le public anderlechtois...

J’étais surpris. Le niveau de tolérance pour mes erreurs n’est pas le même qu’avec les autres. Je n’avais jamais été sifflé. En Angleterre, j’avais compris une chose: les supporters sont là pour vous soutenir pendant 90 minutes. Si tu joues à domicile, c’est pour avoir un avantage, non? Si le public est derrière vous pendant 20 minutes et contre vous le reste de la rencontre, ça rend les choses difficiles. Je peux comprendre mais... Prenez l’exemple de Kanu, il était toujours sous pression, qu’il joue bien ou mal. Mais maintenant, celui qui connaît le football se rend compte qu’il nous manque. Avec lui, on avait de la vitesse et de la puissance.»

Êtes-vous inquiet pour le titre?

Non, je ne suis pas inquiet car je fais tout ce que je peux.

Lors du dernier affrontement avec les Rouches, vous aviez été exclu. Pouvez-vous nous dire ce qui vous est passé par la tête?

J’ai abandonné l’équipe. C’était stupide de ma part. C’est inexplicable. Et ce n’est pas une question de caractère. Il y a une différence entre le caractère et le tempérament. J’ai un bon caractère, mais j’ai le sang chaud. Cette carte rouge, c’est la plus grosse erreur de ma carrière. J’ai parfois eu quelques réactions négatives, mais je n’ai jamais été brutal. Si j’avais voulu me venger sur Opare, je l’aurais fait dans une autre situation. Mais je ne suis pas un sale joueur. Sinon, on ne parlerait pas un peu du match? (il rigole)

Ok, comment faut-il l’aborder?

Je ne suis pas coach mais, si j’étais à sa place (John van den Brom entre à ce moment dans la pièce), je jouerais avec quatre attaquants! C’est le moment de montrer que nous sommes les champions! Il faut surprendre l’adversaire. Voilà, ça c’est du tempérament!

Découvrez la totalité de notre reportage dans Sudpresse Sports, ce vendredi 5 avril.