Une année 2012 disparate pour le marché immobilier bruxellois

La valeur des biens exposés en vente publique a ainsi diminué, tandis que le prix des appartements et des maisons unifamiliales vendues en gré à gré a augmenté.

L’Union des Géomètres-Experts de Bruxelles a utilisé une méthode d’évaluation qualitative pour évaluer le marché immobilier bruxellois, en prenant notamment en compte la superficie du terrain, la qualité de la situation et l’état d’entretien de l’immeuble. «Il faut comparer ce qui est comparable car les prix peuvent varier de trottoir à trottoir», justifie Alain Bellay, président de la commission.

L’analyse du marché immobilier résidentiel bruxellois n’offre cependant pas de tendances claires pour l’année 2012. «Après la stabilisation de 2010 et la hausse de 2011, 2012 part dans tous les sens, laissant place à une période de disparité», confirme Alain Bellay. Car l’évolution dépend du type de bien (appartements, maisons unifamiliales ou immeubles de rapport) mais également du mode de mise en vente (gré à gré ou vente publique).

La vente de maisons unifamiliales en gré à gré a par exemple augmenté de 15% en 2012, tandis qu’elle a enregistré une baisse de 5% pour les immeubles de rapport. La Commission a également observé une tendance à la baisse pour tous les types de biens exposés en vente publique, alors que la valeur des appartements et des maisons unifamiliales vendues en gré à gré a augmenté.

Le contexte économique a une influence sur le comportement du marché, ajoute encore la commission, qui pointe notamment le niveau «historiquement bas» du taux du crédit hypothécaire, la faible croissance économique ou encore la hausse du chômage. «Le marché immobilier reste intéressant mais les gens sont effrayés», résume Alain Bellay.