Washington minimise les appels de Pyongyang à quitter la Corée du Sud

Il s’agit d’une «rhétorique inutile, qui ne sert qu’à faire monter les tensions», a estimé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney, lors de son point de presse quotidien.

Son homologue au département d’Etat, Patrick Ventrell, s’est même montré relativement serein.

Il a répété devant la presse le message de l’ambassade américaine à Séoul du 4 avril selon lequel «il n’existe pas de menace spécifique contre les ressortissants et les intérêts américains en République de Corée (Corée du Sud, ndlr)».

M. Ventrell a qualifié les dernières déclarations de Pyongyang de «provocations» et assuré que «l’analyse» des Etats-Unis «restait celle qu’elle était la semaine dernière: nous ne dissuadons pas les Américains de se rendre en Corée du Sud et nous ne les encourageons pas à prendre des précautions particulières».

«Si nous étions d’un autre avis, nous ferions d’autres recommandations», a insisté le porte-parole de la diplomatie américaine.

Plus tôt mardi, le régime nord-coréen a affirmé que «la péninsule coréenne se dirigeait vers une guerre thermo-nucléaire».

«En cas de guerre, nous ne voulons pas que les étrangers vivant en Corée du Sud soient exposés», a ajouté un organisme de propagande du régime communiste via l’agence officielle KCNA, en exhortant «toutes les organisations étrangères, les entreprises et les touristes à préparer des mesures d’évacuation».