La Corée du Nord tient le monde en alerte avant un tir de missile

Pyongyang a également annoncé le redémarrage de ses activités nucléaires et positionné des missiles de moyenne portée sur sa côte est.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont sommé la Corée du Nord d’arrêter de «jouer avec le feu» et de renoncer au tir de missile qu’elle semble vouloir effectuer au mépris des sanctions internationales et au risque d’embraser la péninsule.

Les ministres des Affaires étrangères du G8, réunis à Londres, ont «condamné dans les termes les plus forts» l’attitude de la Corée du Nord et menacé de nouvelles sanctions le régime de Pyongyang en cas de nouveau test de missile.

«Avec sa rhétorique belliqueuse, la Corée du Nord joue avec le feu et n’aide pas à désamorcer une situation instable», a déclaré le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel, selon qui les Etats-Unis sont «prêts à faire face à toute éventualité».

Ignorant les mises en garde de son voisin et allié chinois, Pyongyang a déployé sur sa côte orientale deux missiles Musudan, d’une portée théorique de 4.000 kilomètres, soit la capacité d’atteindre la Corée du Sud, le Japon et même l’île américaine de Guam, où des exercices d’urgence ont été menés jeudi dans la perspective d’une frappe nord-coréenne.

Visiblement agacée par la réaction d’une partie de la communauté internationale qui a qualifié ses menaces de pure gesticulation, la Corée du Nord avait surenchéri mardi en parlant à nouveau d’une guerre «thermonucléaire» et en conseillant aux étrangers présents en Corée du Sud de quitter ce pays.

L’éventuel tir de missile pourrait survenir autour du 15 avril, ou coïncider avec la visite à Séoul prévue vendredi du secrétaire d’Etat américain John Kerry et du secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen.