Cédric (Saint-Léger), chef de la famille royale grand-ducale

À seulement 24 ans, Cédric Denolf travaille dans les cuisines du palais grand-ducal, à Luxembourg, et du château de leurs Altesses royales du Luxembourg à Colmar-Berg. Un métier qui est aussi une passion, et qu’il a appris à l’Institut de la Sainte-Famille de Virton (ISF). «J’avais entamé des études de mécanique à Arlon, raconte-t-il, mais ça ne me plaisait pas du tout. Moi, je voulais devenir cuisinier. À 14 ans, je suis allé étudier à l’ISF, où j’ai passé un bac pro en cuisine.» Il enchaîne avec des stages au Peiffeschof à Arlon, puis aux Forges du Pont d’Oye à Habay. Il a également suivi une formation en œnologie aux côtés d’Aristide Spies, récent 3e meilleur sommelier au monde, et de Pascal Carré. En sortant de l’école, il enchaîne les CDD dans la région. Mais sa compagne le pousse à postuler au Grand-Duché : « C’est elle qui m’a soufflé l’idée de postuler à la Cour grand-ducale. Pour être franc, je trouvais l’idée un peu saugrenue mais j’ai tout de même passé un coup de fil au Palais car je ne voulais pas les ennuyer avec du courrier qu’ils ne liraient probablement pas ! Contre toute attente, ils m’ont fixé rendez-vous quelques jours plus tard. Une semaine après, jour pour jour, je commençais ma période d’essai ! Ils cherchaient justement quelqu’un mais n’avaient pas encore passé d’annonce. J’ai donc eu beaucoup de chance  ! » Depuis le 1er février, Cédric est donc chargé de préparer les repas quotidiens du Grand-Duc et de son épouse, midi et soir. Il travaille soit dans les cuisines du palais à Luxembourg-Ville ou au Château de Colmar-Berg, où il prépare un buffet à la française : aucun plat n’est présenté directement sur assiette, tout est disposé sur des plateaux d’argent et sous cloche.

Sa période d’essai s’étant avérée concluante, il y est engagé sous CDI depuis avril. « Je suis second de cuisine, je travaille donc la plupart du temps en duo avec mon collègue. Je m’occupe des mises en place, de l’envoi des plats et de la mise sous cloche. ». Un travail exigeant mais que Cédric décrit comme passionnant et varié : «  Nous faisons de la cuisine traditionnelle mais revisitée, c’est-à-dire que nous devons sans cesse nous montrer créatifs en partant des recettes de base, notamment dans la manière de dresser les plats. C’est un peu comme dans Master Chef : on peut jouer sur la déstructuration, faire preuve d’inventivité, oser la cuisine moléculaire ! Je dirais que l’enjeu est le suivant : tous les jours, il faut réussir à surprendre le client, en sachant que le client est toujours le même  ! ». La suite de l’interview dans La Meuse Luxembourg de ce vendredi.