Jean-Louis Denis, de Sharia4Belgium: «ce n’est pas moi qui recrute, c’est Dieu»

Jean-Denis Louis tient à réfuter les accusations en apportant son explication sur ces départs vers la zone de combat. « Si je témoigne dans votre journal, c’est pour éclaircir la situation et qu’on me mette en prison pour ce que je vous dit mais qu’on arrête d’inventer que je suis un recruteur puisque ce n’est pas moi qui envoie ces jeunes en Syrie, c’est Dieu. Et même si je vais en prison, avec ou sans moi, Dieu continuera à recruter. Quand on ne sais pas s’attaquer au tout-puissant, on s’attaque à ses représentants. Je suis prêt à mourir pour mes convictions car si je ne prêche pas, je risque d’aller en enfer », poursuit le Belge de souche, converti à l’Islam depuis huit ans.

Et celui qui aime être surnommé « le soumis » va même jusqu’à expliquer ces départs en Syrie par ce qu’il qualifie d’une « vérité cachée par la majorité des imams pour ne pas offenser les mécréants ».

Son explication, la voici  : « Vous pouvez me qualifier de fou, mais je ne le suis pas. Le conflit en Syrie est un combat mondial entre le bien et le mal. Jésus n’est pas mort. Le prophète Issa va revenir sur terre et c’est à Damas que Dieu va l’envoyer. Raison pour laquelle, il faut préparer sa venue là-bas », poursuit celui qui refuse d’être présenté comme un recruteur. « Le seul recruteur, c’est Dieu », s’exclame-t-il avant de se qualifier plutôt de « rappeleur ».

« Je donne de la nourriture aux pauvres mais je ne me contente pas de cela. Je prêche aussi l’unicité de Dieu », insiste-t-il.

Conscient donc qu’il risque des ennuis judiciaires, et il en a d’ailleurs déjà connu par le passé, Jean--Louis Denis, dont certains proches ont déjà été perquisitionné il y a deux semaines, va jusqu’à citer le premier ministre en exemple pour se justifier.

« Si Elio Di Rupo vient distribuer des repas gare du Nord avec moi et que le lendemain il part en Syrie, ce n’est pas moi qui l’aurai envoyé, c’est Dieu ».