Nabilla Benattia, phrase-culte + double D: les secrets d’un buzz (+ photos + vidéos)

« Allô ! non, mais allô quoi ! t'es une fille, t'as pas d'shampooing ? allô, allô! j'sais pas, vous m'recevez ? t'es une fille, t'as pas de d'shampooing ! c'est comme si j'te dis : t'es une fille, t'as pas d'cheveux!» : ces mots, immortalisés par une vidéo désormais culte, ont mérité du label de buzz au même titre que le « Casse-toi, pauvre con » de Nicolas Sarkozy.

Nabilla Benattia, Suissesse d’origine algérienne née le jour de l’an 1992, devient un objet de traque virtuel. Sa plastique avenante en fait un sujet de choix pour les sites « people ». Chaque jour donne sa nouvelle vidéo ou son nouveau shooting photos. L’ampleur du phénomène est tellement importante que des médias aussi relevants que le Nouvel observateur ou le Parisien en viennent à faire des dossiers sur cette explosion de clics autour de Nabilla. Des études sociologiques sur cette jeunesse qui vit par procuration, des comparaisons avec des bimbos anglo-saxonnes siliconnées comme Kim Kardashian ou Paris Hilton... Tout y passe.

Et quand on dit tout, c’est vraiment tout.

Il y a d’abord la traque à d’autres dérapages verbaux ou à des photos mettant en évidence une plastique parfaitement refaite. Puis la fouille de son passé, qui transite souvent par d’anciennes photos/vidéos ou à des « révélations croustillantes » comme son passage en prison sorti par l’hebdomadaire Le Point, toujours nié à l’heure actuelle par l’intéressée.

Là-dessus, Nabilla et son entourage surfent avec un certain bonheur. La communication autour du phénomène semble même être assez maîtrisée, professionnelle. On apprend ainsi que la phrase-culte qui a initié le buzz est devenue une marque déposée. Une manière comme une autre de thésauriser et d’investir sur du vent. On parle d’un livre, d’un film. D’une émission de télé-réalité consacrée à elle et à elle seule, un peu comme ses consoeurs évoquées ci-dessus.

Tout cela durera le temps que ça durera, au gré des humeurs d’une certaine jeunesse qui se retrouve dans ce genre de personnages « artificiels et creux » mis en évidence par la télé-réalité. Cela dit, une chose est sûre : quand tout s’arrêtera, Nabilla aura connu plusieurs de ces fameux quarts d’heure de célébrité chers à Andy Warhol. Tout bénéfice pour elle ? Le temps le dira...