Nos délinquants envoyés en Afrique pour les "déconnecter" de leur milieu

On les appelle les stages de rupture. Ce sont ces séjours en Afrique, organisés pour les mineurs en danger comme on les appelle. Parmi eux, de jeunes délinquants sur qui d’autres mesures de protection de la jeunesse ont été tentées, sans succès. Plutôt que de renvoyer un jeune en IPPJ, un juge peut, depuis 2008, décider de lui imposer un séjour de rupture à l’étranger.

Déconnectés de leur milieu

En phase pilote depuis cinq ans, cette mesure sera prochainement officialisée par un arrêté visant à pérenniser le projet. La ministre en charge de l’Aide à la jeunesse présentera dans le courant du mois de mai son arrêté sur ce projet au gouvernement de la Communauté française. Un projet qui a déjà permis à 500 jeunes de s’envoler, pour plusieurs semaines, vers l’Afrique. Au Bénin, au Maroc ou encore au Burkina, ces jeunes délinquants sont totalement déconnectés de leur milieu de vie. Une rupture qui démarre dès l’embarquement à bord de l’avion qui, bien souvent, représente déjà une nouvelle expérience.

« Le but du séjour doit se situer dans la reconstruction », dit Marie Mormont du projet Vent Debout.

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