4G: pas tout de suite

Si l’on en croit Thomas Wallemacq, de la société Astel, spécialiste de la téléphonie et des télécommunications, Proximus dispose actuellement du « meilleur réseau en matière de téléphonie mobile avec 99 % de couverture sur le territoire belge. Mobistar couvre 99 % également, mais en 2G seulement, et l’on constate une détérioration du réseau Base ces dernières années, sans doute en raison de problèmes d’entretien. »

99,9 % de couverture

«  99,9 % du territoire belge sont couverts, confirme Haroun Fenaux, porte-parole de Proximus. Et nos équipes sillonnent le territoire chaque jour pour l’améliorer car, avec la construction de nouveaux immeubles, par exemple, la connectivité est parfois altérée. 13 à 14 % de nos moyens financiers sont réinvestis chaque année dans les réseaux fixes et mobiles pour garder notre avance technologique sur la concurrence. »

Selon Thomas Wallemacq, il reste très peu de zones totalement dépourvues de réseau  : « A Bruxelles, par exemple, le rez-de-chaussée d’un immeuble peut ne pas être couvert par un opérateur, mais en jouant avec la carte d’un concurrent, vous n’aurez sans doute aucun souci à trouver du réseau partout. »

D’après notre spécialiste, « c’est surtout au niveau de la 3G que les différences se marquent dans la couverture du territoire par les opérateurs. Et là encore, Proximus a une longueur d’avance. Désormais, les opérateurs se préparent au réseau 4G car les appareils les plus modernes en sont équipés, mais ils doivent encore prioritairement améliorer leur réseau 3G qui n’est pas au bout de son développement. »

Le réseau 4 G s’étend

Où en est le réseau 4 G dans notre petit pays ? « Proximus propose déjà la 4G à Namur, Liège, Wavre, Mons, Tournai et à la Côte , explique Thomas Wallemacq. Astel l’a testée à Liège et cela fonctionne : nous avons pu travailler à 50 mégas par seconde, ce qui nous change évidemment des 7 mégas par seconde de la 3G ! »

« La 4G de Mobistar est actuellement disponible à Anvers, ville-pilote pour l’opérateur qui a annoncé une couverture nationale en 4G pour fin 2015 » , poursuit Thomas Wallemacq. «  Ce n’est pas trop grave parce qu’on n’a pas encore vraiment l’usage de ces progrès technologiques aujourd’hui, mais une chose est sûre : les producteurs créeront rapidement le besoin pour que la 4G devienne vite indispensable. Base n’est nulle part en réseau 4G en Belgique, mais il avait déjà une guerre de retard pour le réseau 3G. C’est curieux car on sait que la Belgique est un marché qui lui rapporte pas mal d’argent. » Quatre bandes de fréquence ont été mises en vente pour la 4G : trois d’entre elles ont logiquement été achetées par les opérateurs historiques et la quatrième par une société chinoise qui vend des infrastructures pour équiper de nouveaux réseaux.

opérateur 4G chinois en Belgique

Cela veut-il dire qu’un opérateur chinois va débarquer sur le marché belge ? Les spécialistes ne le croient pas. Tous penchent plutôt sur un autre objectif : ils pensent que l’opérateur chinois souhaite faire des tests en 4G sur un petit territoire et un petit marché pour montrer son savoir-faire aux grands opérateurs européens.

Michel Royer