Comment fonctionnent vraiment nos portables?

Quand vous appelez quelqu’un, votre téléphone portable établit un contact avec cette antenne de premier choix.

Le signal n’est pas transmis à toutes les antennes qui peuvent plus ou moins bien le capter, histoire d’éviter un encombrement du réseau.

Quand vous vous déplacez avec votre mobile, le signal est automatiquement transféré sur l’antenne qui perçoit au mieux le signal émis par votre téléphone. Le « dialogue » entre votre GSM et l’antenne se répète toutes les demi-secondes, de manière à optimaliser en permanence le « choix » de la meilleure antenne.

Énergivore

Cette activité permanente avec les antennes décharge votre téléphone, même quand il est en veille. Une même batterie se déchargera plus vite si le modèle de téléphone est moins efficace pour communiquer avec le réseau. Ou si l’accès aux antennes relais se révèle plus difficile dans la zone où vous vous trouvez.

Quand vous téléphonez à quelqu’un, l’antenne relaie votre appel, mais elle ne le transfère pas d’antenne à antenne jusqu’au téléphone que vous souhaitez atteindre. Elle le relaie directement jusqu’à une « centrale » qui achemine instantanément votre appel vers le téléphone de votre correspondant, localisé lui aussi par l’antenne la plus proche de lui. Et, miracle technologique, son téléphone sonne.

S’il s’agit d’un téléphone fixe, la centrale oriente l’appel, non plus vers l’antenne la plus proche de votre correspondant, mais sur les fils de cuivre du réseau fixe jusqu’au téléphone recherché.

Voix décodée

Pour rappel, le son de votre voix n’est pas transporté tel quel : il est transformé en données numériques et ce sont ces dernières qui sont transférées jusqu’au téléphone de votre correspondant qui les décode, les retransforme en sons et reconstitue votre jolie voix.

La confidentialité de chaque communication est garantie par un système de cryptage qui se modifie en permanence de façon aléatoire. Seuls des ordinateurs super-puissants, assure-t-on, sont capables de décrypter des échanges.

M.R.