Luc Trullemans, viré de RTL, se confie dans Sudpresse: "Ces musulmans qui m’ont agressé n’ont rien à faire en Belgique"

Mais il persiste à dire qu’une partie de la communauté musulmane, les fauteurs de troubles, n’ont rien à faire en Belgique. L’affaire Luc Trullemans fait le buzz sur internet et sur Sudinfo.be. Quoi qu’il ait fait, «Monsieur Météo» bénéficie d’un énorme capital sympathie.

Luc Trullemans se confie dans nos colonnes ce mardi. Morceaux choisis:

«J’ai reçu un coup de fil ce lundi vers 18 heures de Stephane Rosenblatt (directeur de l’information). Je sentais dans sa voix qu’il avait du mal à m’annoncer la nouvelle. (...) Il m’a expliqué que mes propos avaient pris une proportion trop grave et qu’ils étaient incompatibles avec la charte Bertelsmann, le grand patron allemand de RTL Group. (...) Je sens bien que la décision vient de très haut, pas spécialement de Bruxelles.»

Triste ? En colère ? «Je rerette que ça se passe ainsi. J’ai travaillé 19 ans avec une chouette équipe à RTL, j’y ai plein d’amis, j’étais un peu le sage de la rédaction. A 60 ans, j’ai voulu prendre ma retraite mais RTL a insisté pour que je reste. Ce soir, j’ai envie de dire que je respire. Je connais l’issue et voilà

Et sur le soutien inconditionnel des internautes il ajoute: «C’est grave, hein ! C’est gai en tout cas de voir que les gens vous aiment bien. Je le savais déjà avant que tout ceci n’arrive: dans la rue, lors des conférences,… les gens me demandent des autographes. Il paraît que je suis quelqu’un de charismatique.»

Le buzz sur facebook: «Il y a un risque. J’ai demandé à des amis de veiller à mon profil Facebook. Je ne voudrais pas que l’extrême droite profite de mon succès, récupère ma notoriété. Moi, je ne fais pas de politique.»

Des regrets: «Je regrette d’avoir publié un truc général. Je présente mes excuses aux musulmans. En fait, je visais une certaine partie de la communauté musulmane, les fauteurs de trouble. Lors de mon agression de vendredi, ils ont été très méchants avec moi. Ils n’ont rien à faire en Belgique. Je dis la Belgique, mais je peux dire aussi Paris ou ailleurs. Ce sont des aventuriers qui viennent profiter de la société occidentale.»

L’interview complète de Luc Trullemans est à découvrir dans les journaux de Sudpresse ce mardi ou via nos éditions numériques.