Standard: si Laurent Ciman veut une (belle) revalorisation de son contrat, c’est aussi pour soigner sa petite fille de 3 ans

Tout le monde est d’accord là-dessus : Laurent Ciman accomplit, à 27 ans, la saison la plus aboutie d’une carrière débutée il y a neuf ans à Charleroi. Mais s’ils lui font plaisir, les honneurs n’ont jamais fait office de priorité aux yeux du défenseur hennuyer, bien plus attaché aux valeurs familiales qu’à son image. « Diana et moi ne voulions pas avoir qu’un enfant », dit-il d’emblée. «  Ça tombe bien : la famille va bientôt s’agrandir. Mon épouse est enceinte de 2 mois… » Diana a toujours joué, dans le sillage de Laurent Ciman, un rôle essentiel. « Elle était déjà présente à mes côtés lorsque j’évoluais à Charleroi, à l’époque où je gagnais très modestement ma vie. Je n’avais pas de permis, elle me conduisait à l’entraînement. Nous avons vécu ensemble pour voir si nous étions faits pour nous entendre. Lorsque j’ai été transféré à Bruges, c’est à Enghien qu’on a habité. Et quand j’ai été prêté à Courtrai, on est allé vivre chez la maman de Diana, le temps de trouver le point de chute idéal ».

C’est à Presles (Hainaut) que le couple l’a trouvé, en rachetant une fermette qu’il a fait restaurer. «  Grâce au papa de Diana, qui est entrepreneur », confie Ciman. « C’est un havre de paix dont j’ai besoin pour me ressourcer . Auprès des miens » . Et donc de Diana, qui a toujours été impliquée dans tous ses choix, « parce que pour bien jouer, j’ai besoin qu’elle se sente bien ». Diana confirme : « Laurent n’a jamais pris une décision sans m’en parler, qu’il s’agisse de l’achat d’une voiture ou… d’une boîte de conserve ». Et donc, a fortiori, de l’avenir sportif de son mari, à qui le Standard a proposé, en décembre, une prolongation de contrat qu’il a déclinée. «  J’avais des chiffres en tête, mais on est très loin du compte », dit-il. «  J’ai envie que les qualités qu’on me trouve soient récompensées à leur juste valeur. Ce n’est pas manquer de respect au Standard de dire ça… » Cela étant, Ciman avoue n’avoir encore pris aucune décision. «  Marc Wilmots m’a conseillé de tenter ma chance dans un top championnat, qui à mes yeux ne peut être que la France ou l’Italie, où le jeu convient davantage à mes qualités. Je me dis aussi que le moment est venu de franchir un palier. Mais je ne ferme pas la porte au Standard, qui connaît mes exigences. » Et puis, Laurent Ciman avoue qu’il songera à Nina, sa fille de 3 ans, avant de rendre sa décision. « Je dois veiller à assurer son avenir. Si je demande une belle revalorisation de mon contrat, ce n’est pas pour aller me dorer la pilule au soleil de Turquie ou vivre dans le luxe, mais pour elle ». Diana explique : «  Elle présente un retard de développement important. Comme si elle n’avait que 12 mois… On fait tout pour l’inscrire dans un établissement spécialisé, mais les listes d’attente sont longues. J’ai arrêté de travailler pour me consacrer à elle, pour me former aux nouvelles méthodes comportementales en vigueur à l’étranger. Elle a besoin d’une éducatrice 40 heures/semaine et de soins très pointus en psychomotricité et en logopédie. C’est 6.000 euros par mois. C’est notre combat le plus important…  »