Estaimpuis: le clip d’Indochine fait allusion à la pédophilie au Collège

Il se souvient de ce qu’il a vu et entendu quand il était étudiant au Collège de la Salle. Il avait 11 ans... «  J’étais interné et j’ai vécu des moments horribles dont je me souviens précisément. Dès mon premier jour, j’ai été confronté au pion de l’école. Je ne savais pas encore qui il était vraiment. J’ai été tabassé par ce type parce que je n’arrivais pas à faire un lit au carré », dit-il. Christophe Sirkis revoit encore ce surveillant, Jean-Marie Deviaene, faire des allers et retours au milieu des lits du dortoir. «  Quand la lumière s’allumait, on savait qu’un de nous allait y passer. Sans un mot, il passait près de nous et quand il tapotait sur la literie. Le gamin qui avait été choisi avait tout intérêt à se lever et à le suivre. »

En froid avec son frère Nicola, Christophe assure que lui aussi a été perturbé par ce qui s’est passé dans cet établissement. Plus troublant encore, c’est la sortie du très controversé clip du groupe Indochine « College Boy » qui rappelle certains faits dont il nous avait parlé il y a deux ans. Dans le clip on y voit un garçon se faire tabasser, humilier par ses camarades. En écoutant les paroles, il y a comme des allusions à certaines souffrances vécues par un jeune garçon dans son collège, celui de la Salle peut-être. Il parle notamment de soumission, un peu comme son frère Bruno, aujourd’hui décédé, aurait vécu au Collège. Un clip ultraviolent où l’élève en question finit crucifié et tué par balle. Ce clip raconterait-il les souffrances de Nicola au sein de ce collège où régnait la terreur ? En tout cas les similitudes sont frappantes...