Comines-Warneton: la police s’équipe d’iPad

Voici une première pour notre région. Depuis le 2 mai, la zone de police de Comines-Warneton utilise un système de communication interne, disponible sur smartphones et tablettes numériques. Les forces de l’ordre se sont dotées de 5 iPad : trois pour le service d’intervention, les deux autres pour les services recherche et quartier. Cinq tablettes supplémentaires ont été commandées, et devraient tout prochainement arriver entre les mains de chaque agent de quartier.

La police cominoise entend donc surfer sur la vague d’Internet et des appareils dernier cri pour améliorer sa manière de travailler. Pour être plus efficace et plus rapide, en somme.

Pour utiliser ces tablettes, l’ensemble de l’effectif a été formé, et un test avait été réalisé au préalable, depuis octobre 2012. « Avant, à chaque fois que l’on prenait une déposition, on devait se trouver physiquement au bureau, c’était embêtant, » explique Sébastien Dauchy, commissaire divisionnaire et chef de corps de la police locale. « Désormais, nous pouvons transmettre les informations en direct, mais aussi les recevoir. À chaque fois que l’on se rend sur le système, on remarque que toutes les informations sont mises à jour. »

Une fois connectés au logiciel interne, les policiers de terrain sont devant un tas d’entrées correspondant à des domaines bien spécifiques : missions, informations, gardes, proximité, vacanciers (pour ceux qui souhaitent que leur habitation soit surveillée quand ils sont en vacances), déchéances, travaux, dérogations pour cafés…

« Les deux éléments de base des membres du service d’intervention sont, avant de débuter la journée, de voir leurs missions, et les informations du jour. Évidemment, leurs missions prévues sont abandonnées en cas de besoin plus urgent, » ajoute Sébastien Dauchy. Notons par exemple que pour l’onglet « missions », le policier indiquera où il était, à quelle heure il a commencé et terminé, ce qu’il a fait, vu… Après quelques clics, son rapport sera consultable par les autres policiers.

Il faudra attendre pour connaître le degré d’efficacité de ces outils d’information et communication. Mais, du côté de la police, on semble confiant. « C’est une utilisation ludique, très à la mode, et on a essayé de lancer un système ayant l’utilisation la plus simple possible, » affirment ceux qui ont lancé cet outil. « Les gens déjà à la page se sont très rapidement adaptés. Les autres s’y font petit à petit. C’est en tout cas un gain de temps pour tout le monde. »

Le bourgmestre Gilbert Deleu a également salué cette initiative, considérant que l’utilisation de ces tablettes permet « la transmission d’infos complètes, directes, et beaucoup plus ciblées. C’est à coup sûr un outil de communication nécessaire pour relayer l’information. »

Signalons enfin que l’usage des tablettes permet une importante économie de papier et d’encre, ce qui permettra de vite rentabiliser les investissements.