Drame de Sierre: l’accident n’est sans doute pas dû à un problème cardiaque ou suicide du chauffeur

S’il a été établi que le chauffeur du car souffrait d’une pathologie coronarienne, les expertises complémentaires dernièrement réalisées n’ont pas permis de mettre en évidence «d’élément concret permettant d’imputer une éventuelle défaillance du chauffeur à une pathologie cardio-vasculaire.»

L’autopsie du chauffeur avait également mis en lumière le fait qu’il prenait un antidépresseur depuis près de deux ans en raison d’un état dépressif. Toutefois, compte tenu de l’âge du chauffeur (34 ans) et de la durée du traitement, «il est peu probable que la paroxétine ait favorisé une impulsivité suicidaire», poursuit le procureur suisse. Dès lors, les causes de l’accident privilégiées demeurent une inattention ou/et un malaise du chauffeur.

«Ces causes concernant exclusivement le chauffeur, un classement de la procédure est envisagé», conclut le premier procureur du Canton du Valais. Une synthèse écrite sera prochainement établie à l’intention des parties, qui auront un délai pour demander des compléments d’enquête.