«Kill Mittal»: un jeu vidéo pour se glisser dans la peau d’un métallo (vidéo)

«Ce jeu n’est pas une incitation à la violence ou à taper sur les grands patrons. J’ai volontairement choisi le style cartoon et on ne voit jamais de sang. L’histoire des ouvriers de Florange était tout simplement un bon sujet, avec des héros et un méchant, les ingrédients pour faire un bon jeu vidéo», a précisé mardi à l’AFP le concepteur de «Kill Mittal», Alexandre Grilletta.

Dans cette réalité virtuelle, le futur n’est pas si éloigné du présent : «2030, Mittal a fait main basse, puis fermé la majorité des aciéries mondiales, mettant à la rue des milliers de métallurgistes», peut-on lire en guise d’introduction.

Le but du jeu: se battre contre le géant de l’acier, l’Indien Lakshmi Mittal, représenté sous les traits d’un robot, pour empêcher la fermeture d’une usine. Pour y parvenir, le joueur doit rallier les autres ouvriers à sa cause et les inciter à se rebeller, en se battant avec les moyens du bord (barils, poutres, voitures) contre les forces de l’ordre.

«Pour ces hommes lassés des promesses non tenues et des fermetures à répétition, quand toutes les médiations on échoué, une seule solution : Kill Mittal», propose le jeu.

«Je suis moi-même fils d’ouvrier, alors je me suis dit +plutôt que de faire un nouveau jeu de guerre, pourquoi ne pas illustrer l’héroïsme de notre époque à travers le combat de ces ouvriers qui se battent pour garder leur boulot», a expliqué l’inventeur autodidacte, lui-même originaire de Lorraine.

Mais même dans ce monde fantastique, la victoire n’est pas assurée : une fois le robot Mittal vaincu, la morale du jeu rappelle que ce n’était qu’une bataille et que Mittal sera vite remplacé.