Reynders déplore la promulgation de la loi burundaise sur la presse

«Le texte tel qu’adopté par le Parlement pose de très sérieuses restrictions à l’exercice du métier de journaliste au Burundi et n’apparaît pas en conformité avec les engagements que ce pays a pris en tant que signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques», juge le ministre des Affaires étrangères, cité dans un communiqué.

Celui-ci dit à présent espérer que les autorités burundaises feront preuve de «modération et de discernement dans l’application de cette loi afin de ne pas nuire à l’élan de démocratisation et de réconciliation nationale imprimé notamment par les récents ateliers sur les élections».

Lors du récent sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, M. Reynders avait déjà fait part de ses «vives inquiétudes» concernant cette loi sur les médias à son homologue burundais Laurent Kavakure.

«La liberté de la presse constitue l’une des garanties fondamentales pour la consolidation de la paix civile au Burundi», ajoute celui-ci mardi, précisant que la Belgique restera attentive aux développements législatifs à venir, particulièrement en ce qui concerne la prochaine loi sur les ASBL.

«Une société civile ouverte et dynamique est indispensable au développement serein et harmonieux du Burundi», conclut le communiqué ministériel.