Flémalle: Nancy et Aurélie, poignardées par leur voisin Aziz, racontent leur nuit en enfer

C’était la première fois depuis des années que Nancy, 39 ans, arrivait enfin à s’endormir en l’absence de son mari qui travaille de nuit. Son répit fut de courte durée. «  J’ai entendu ma fille hurler – des cris comme dans un film d’horreur », se souvient la maman. Nancy se lève, monte dans la chambre d’Aurélie et voit son visage : horrifié, tuméfié. «  Je croyais qu’elle avait fait un cauchemar, jamais je n’ai imaginé qu’il pouvait y avoir quelqu’un dans sa chambre ! » C’est à ce moment-là qu’Abdelaziz s’est relevé… « Il était en train de me mordre les cuisses », intervient Aurélie. «  Il a essayé de m’étrangler, puis j’ai senti la lame de son couteau sur ma joue, sur mon poignet. Il m’a frappée au visage et poignardée dans les cheveux ».

Nancy a à peine le temps de comprendre, qu’elle reçoit un premier coup. «  Je tombe, je me relève alors qu’il fait signe de ne pas bouger. Il me frappe à nouveau, je dégringole dans les escaliers, mais je remonte ». Nancy finit par se réfugier dans sa propre chambre, qu’elle partage avec son fils Xavier : « Je me suis mise en travers de mon lit, prête à me défendre. Mon fils était terrorisé ». Abdelaziz attrape Nancy par une clé de bras pour la bloquer. «  Il a sorti un couteau de 20 cm. Il m’a poignardée dans la carotide gauche, le nez, le biceps droit et par deux fois dans le poumon. Ça s’est passé très vite. Puis il s’est mis à me lacérer les mains et les pieds ». Nancy ne crie pas. Elle ne pense qu’à une chose : rester calme pour sauver sa peau.

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