Saisie de 37 chiens chez la comtesse Diana: elle est soutenue par le prince Laurent

Nous rencontrons la comtesse, mardi fin d’après-midi, chez elle à Villeroux (commune de Chastre) dans le Brabant wallon. Elle sort de sa petite Peugeot, accompagnée d’un gros berger allemand, tout gentil, qui se remet d’une blessure. « Je viens du commissariat, la police voulait m’auditionner. Je leur ai dit que je ne voulais pas parler à des assassins ! » Elle est comme ça, la comtesse Diana : elle dit les choses comme elle les pense. « On me déteste ou on m’adore », dit-elle. Et elle nous emmène voir ses 25 chevaux, ses dizaines de chèvres, ses moutons et les 5 derniers chiens qu’on lui a laissés. «  Un ami de la SPA de Charleroi m’a dit qu’il ne comprenait pas : on a arraché mes chiens du paradis pour les mettre en enfer ». Allusion à l’autre saisie, de 2011, où quelque 119 chiens (!) avaient été arrachés de sa ferme, pour les placer chez Animaux en Péril. « Ils n’ont pas su gérer et ont euthanasié plusieurs de mes chiens. C’est scandaleux ! » A l’époque, pour la consoler, son ami le prince Laurent, qui est déjà venu lui rendre visite à Chastre, lui avait proposé d’adopter ses deux chiens, qu’il ne parvenait pas à dresser. Mais elle avait refusé, trop anéantie par le départ de sa meute. Les amis de la comtesse ont craint qu’elle ne se suicide tellement le choc avait été grand. Mais elle s’est redressée. Et elle a accueilli de nouveaux chiens. « Je suis comportementaliste animalier », dit-elle. « On m’amène ici des chiens malades, blessés, en fin de vie. Des chiens méchants aussi que je dresse. Je ne fais cela que pour les personnes nécessiteuses, qui n’ont pas les moyens de les soigner ». L’adresse des « Chiens de Diana » est connue dans tout le pays et même au-delà.

« Je n’ai jamais été débordée par mes chiens, affirme-t-elle. débordée par la paperasse, ça oui ! »

La comtesse, issue de la famille Vaxelaire (riche propriétaire de GIB), a hérité d’une grosse fortune, qu’elle consacre aux animaux. « L’humain calcule toujours tout. Un chien, c’est l’innocence. Il donne sans compter. Attention : il peut très vite prendre le dessus sur vous. Je dois rester la chef de meute ». L’avenir ? Elle n’ose l’imaginer. « Tous ces animaux ont besoin de moi ». Mais elle craint que le bourgmestre ne veuille lui faire tout arrêter.

A lire dans nos éditions de ce mercredi.