Johnny Hallyday fête ses 70 ans sur scène à Paris ce samedi soir (vidéo)

C’est d’abord au Palais omnisports de Paris-Bercy que le rockeur français, né d’un père belge, a rendez-vous avec ses fans. Le concert -- pour lequel 20.000 billets se sont envolés en deux heures -- sera retransmis en direct sur RTL et TF1 et de nombreux invités sont attendus à ses côtés, dont Florent Pagny, Amel Bent et son vieux complice Eddy Mitchell.

Sitôt descendu de scène, «Johnny» (de son vrai nom Jean-Philippe Léo Smet) filera dans le IXe arrondissement de la capitale, à quelques rues du lieu où il est né, le 15 juin 1943, pour un deuxième concert dans une petite salle, le Théâtre de Paris.

Ce show privé, réservé à ses amis et pour lequel seules 600 places ont été ouvertes au public, aura une tonalité plus rock’n’roll, a promis la star qui aime reprendre des standards d’Elvis Presley ou Eddie Cochran en concert.

Crinière blonde, yeux bleus-verts en amande, voix grave et éraillée, corps encore musclé trois ans après avoir frôlé la mort, Johnny, qui chante depuis 1959 l’amour et ses poisons, a bien l’intention de se faire plaisir.

«Il a à coeur de refaire certaines vieilles chansons auxquelles les gens ne s’attendent pas trop, je crois qu’il va vraiment y avoir de grosses surprises», confie à l’AFP le critique musical Philippe Manoeuvre, collaborateur pour la soirée de MyTF1.fr, qui retransmettra partout dans le monde l’intégrale de l’événement.

«Des rockeurs de 70 ans avec une voix intacte, il n’y en a pas beaucoup. Johnny, c’est quelqu’un qui peut soulever un stade à 70 ans ou faire deux concerts dans la soirée et ça c’est énorme, c’est très, très rare», s’enthousiasme le critique.

«Heureux», «requinqué», «tonique»... ceux qui l’ont approché au cours des dernières semaines décrivent un Johnny Hallyday galvanisé par ses récents succès, après une période difficile.

Après un démarrage plus lent que d’habitude, sa dernière tournée, la 181e, est finalement rentable avec plus de 700.000 spectateurs.

Son dernier album, «L’attente», écrit sur-mesure dans une veine blues-rock, a été un succès critique et commercial avec plus de 600.000 exemplaires vendus depuis sa sortie en novembre.

2009, année noire, est désormais reléguée au rang de mauvais souvenir. Johnny Hallyday avait dû interrompre sa tournée, alors présentée comme celle de ses adieux, pour de graves ennuis de santé qui avaient failli lui coûter la vie. Il s’était ensuivi une longue dépression, un album en demi-teinte en 2011 et un changement complet d’entourage professionnel.

Désormais, Johnny a le regard tourné vers l’Amérique.

En 50 ans de scène, le chanteur, dont les 45 disques se sont vendus à plus de 100 millions d’exemplaires, n’a jamais réussi à faire décoller sa carrière internationale. C’est, semble-t-il, son prochain défi. Il va prochainement enregistrer un album de duos en anglais pour lequel il espère s’entourer de certains des groupes phares de la scène pop-rock actuelle, comme Muse ou Phoenix.

Après quelques concerts à Los Angeles et New York l’année dernière, le rockeur, amoureux depuis toujours de l’Oncle Sam, compte aussi se lancer dans une tournée américaine.