Michel Lelièvre va pouvoir sortir de prision... 5 fois par semaine

Il a en revanche refusé de répondre favorablement aux demandes de détention limitée et de libération conditionnelle de l’intéressé, qui avait été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs impliquée dans des enlèvements d’enfants, enlèvements et séquestrations ainsi que pour trafic de drogue.

Michel Lelièvre, incarcéré depuis le 13 août 1996, remplit depuis huit ans les conditions de la libération conditionnelle, mais celle-ci lui a toujours été refusée.

S’agissant des cinq sorties accordées par le TAP, trois d’entre elles devront être consacrées à la mise en place d’une formation en menuiserie que souhaite suivre Michel Lelièvre. Lors des deux autres sorties, il devra rencontrer sa psychologue en dehors des murs de la prison. Chaque sortie est conditionnée à la réussite de la précédente et Michel Lelièvre devra à chaque fois être accompagné d’une personne de confiance choisie en accord avec la prison, a précisé le TAP.

Cette décision a été assortie de conditions très strictes. Michel Lelièvre ne pourra ainsi pas commettre d’infractions ni entrer en contact avec les victimes. Il ne pourra se trouver ni à Liège, ni à Ans, ni à Hasselt et dans les communes environnantes de ces différentes villes. Il ne pourra pas non plus se rendre dans les communes limitrophes belges de la Côte belge, en Région de Bruxelles-Capitale et dans les provinces de Luxembourg, du Brabant flamand et de Hainaut, à l’exception de l’entité de Charleroi (dans le cadre de sa formation en menuiserie). Michel Lelièvre a enfin interdiction de se trouver dans les différentes gares bruxelloises et dans les gares de la liaison Bruxelles-Tournai.

Parmi les conditions que l’ex-complice de Marc Dutroux devra respecter figurent également une interdiction de consommer de l’alcool ou de pénétrer dans un débit de boissons, une interdiction de consommer des stupéfiants et un respect strict des horaires de ses sorties.

Le TAP de Bruxelles étudiera à nouveau la demande de détention limitée de Michel Lelièvre le 16 septembre 2013. Une éventuelle nouvelle demande de libération conditionnelle sera quant à elle étudiée à partir de juin 2014.