En 2008, Delphine Boël avait déjà tout dit dans son livre!

Dans son livre «Couper le cordon» paru en avril 2008, Delphine Boël parle de cette rencontre entre sa maman, Sybille de Selys-Longchamps et le prince Albert. C’était en 1966. À ce moment-là, écrit-elle, sa mère était d’une beauté extraordinaire. Elle avait 25 ans. Albert 32. «Ils s’étaient rencontrés à Athènes où mon grand-père, le comte François de Selys-Longchamps, un homme extraordinaire, était l’ambassadeur de la Belgique». Sa mère était séparée de son mari, Jacques Boël. «Dont elle allait divorcer plus tard, et dont je porte le nom puisque le divorce n’était pas encore prononcé quand je suis née». En fait, ils divorceront en 1978.

Delphine rappelle que ses parents se sont vus très régulièrement. «Albert venait très souvent chez nous, à Uccle. Déjà, en octobre 1969, il y a eu des projets de divorce». Albert aurait approché son frère, le roi Baudouin, pour le lui dire. «Cela s’est soldé par un accord imposant des conditions très dures au Prince, et «à la personne inconnue», c’était ainsi que ma mère était désignée. Pour ma mère, ces conditions étaient inacceptables. Albert devait renoncer à son titre d’héritier du trône». Ce qui choqua surtout Sybille, c’était qu’elle n’aurait jamais eu le droit de voir les enfants d’Albert. «Une situation qui, pour le Prince, aurait été source d’équivoque et de malentendus. Ma mère ne voulait pas déstabiliser la monarchie. Et elle ne voulait pas non plus briser un ménage avec trois jeunes enfants». En 1969, Philippe avait 9 ans, Astrid 7 et Laurent 6. «Il ne leur restait qu’à se résigner. Leur amour resterait clandestin». Delphine l’affirme: elle ne savait pas qu’Albert était prince. «C’était le «grand ami». Je l’appelais Papillon».

Découvrez notre dossier et les photos de Delphine gamine dans les éditions du groupe Sudpresse de ce samedi 22 juin.