La circulation des travailleurs croates restreinte en Belgique

Le 1er juillet, la Croatie entrera dans l’Union européenne. Plusieurs pays, dont la Belgique, mettent en place une période transitoire pour les travailleurs croates. Une mesure prise dans ce sens lors du Conseil des ministres du 17 mai dernier. Durant la période transitoire de deux ans, les ressortissants croates seront soumis aux mêmes règles que celles appliquées aux travailleurs bulgares et roumains. L’emploi d’un travailleur croate par un employeur établi en Belgique nécessitera une autorisation de travail. S’il s’agit d’un emploi reconnu en pénurie, un permis de travail B sera octroyé sans examen du marché de l’emploi, selon le projet d’arrêté royal modifiant, suite à l’adhésion de la République de Croatie à l’Union européenne, l’arrêté royal du 9 juin 1999 portant exécution de la loi du 30 avril 1999 relative à l’occupation des travailleurs étrangers. En cas de détachement par un employeur établi au sein de l’Espace économique européen, les travailleurs croates qui se rendent en Belgique pour fournir une prestation de services seront en outre dispensés de permis de travail. La dispense n’est pas valable pour le travail intérimaire ou toute autre forme de mise à disposition. La période transitoire peut durer au maximum sept ans. Six autres pays membres ont également fait savoir qu’ils mettraient en place des restrictions pour deux ans minimum : Chypre, la Grèce, l’Espagne, l’Autriche, l’Allemagne et la Slovénie. Le Royaume-Uni compte également limiter les travailleurs croates, mais la durée n’est pas encore déterminée. Douze pays de l’UE ont décidé de ne pas mettre de barrières : l’Estonie, l’Italie, la Lituanie la Lettonie, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie, la Finlande et la Suède, la Bulgarie et l’Irlande. Enfin sept pays ne se sont pas encore prononcés : la République Tchèque, le Danemark, la France, le Luxembourg, la Hongrie, Malte et les Pays-Bas.