Braine-l’Alleud: Le Lycée du centre à l’abandon!

L’Athénée Royal du Centre de Braine-l’Alleud, également appelé Lycée du Centre, a vu défiler des milliers d’élèves au cours de son histoire quasi centenaire. Pourtant, depuis deux ans, dans la cour de récréation, les cris des enfants ont été remplacés par des mauvaises herbes tandis que salles de classe et murs, tant intérieurs qu’extérieurs, sont devenus des cibles faciles pour les tagueurs. Sans parler des vitres brisées quand on passe le long de l’école, du côté de la rue Jules Hans. Bref, le lieu sent l’abandon…

Ces derniers temps, des riverains ont manifesté leur inquiétude quant à la présence de squatteurs. Le conseiller communal Écolo Benoît Thomas s’est fait le porte-parole de cette grogne citoyenne lors du dernier conseil communal. «  Le Lycée du Centre est dans un état peu glorieux, voire calamiteux. La situation semble perdurer et ne fait qu’empirer. Que fait-on en attendant que les projets immobiliers aboutissent  ? », a-t-il demandé. En effet, le site appartient depuis environ 2004 à un promoteur privé. Son projet était d’y réaliser un complexe immobilier comprenant commerces et appartements. «  Il avait permis aux professeurs de continuer à donner cours jusqu’en 2011 avant de se lancer dans la transformation du site. Sans doute qu’à cause de la crise, cela n’a pas abouti », indique le bourgmestre Vincent Scourneau.

Taxe sur les bâtiments inoccupés

Résultat ? Depuis deux ans, l’école, qui se divise en trois grands bâtiments et tout autant de cours de récréation, est inoccupée. «  Nous, en tant que Commune, ne pouvons pas intervenir… Puisqu’il est le propriétaire, il fait ce qu’il veut ! Mais la situation nous préoccupe et nous avons agi selon nos possibilités. Nous avons donc adressé une mise en demeure au propriétaire afin qu’il réalise les travaux de sécurisation indispensables, comme les gouttières, remplacer les carreaux brisés, mettre une barrière sur la porte pour empêcher l’entrée de visiteurs non désirés… S’il ne réagit pas dans la quinzaine, nous entreprendrons les travaux nous-mêmes à sa charge. »

Parallèlement à cela, la Commune peut utiliser un autre levier pour inciter le promoteur à donner un sérieux coup de pinceau et de balai dans l’école : «  le seul moyen de pression que nous disposons, ce sont les taxes. S’il ne réagit pas, le bâtiment passera sous le coup de la taxe sur les logements inoccupés. À Braine-l’Alleud, elle est de 50 euros par mètre de façade la première année, 100 la seconde et 150 la troisième. Le tout multiplié par le nombre d’étages… » Sachant que la façade du bâtiment s’étale sur trois cents mètres et qu’il comporte trois niveaux, la note risque d’être salée pour le propriétaire. «  Il deviendrait le plus gros contribuable brainois », résume Vincent Scourneau.