Gilly: «Les policiers ont tabassé Sandro jusqu’à la mort»

« Regardez l’état dans lequel j’ai retrouvé Sandro à l’hôpital après l’intervention des policiers », dit cette maman révoltée. « Et on ose me dire qu’il est décédé à cause de problèmes cardiaques et/ou de drogue ? »

Cette image, Luisa Gulina l’a prise juste après le décès de son fils à l’hôpital. Le corps du jeune homme est salement arrangé. Blessures, hématomes, œil au beurre noir…

« Et puis tout le reste, qui était bien caché en dessous de la couverture. On m’a empêché de regarder le reste des blessures. D’ailleurs, le médecin a même essayé de m’interdire de prendre une photo. »

Cette maman en est sûre, on a essayé de lui cacher la vérité, comme dans tout le reste du dossier. « Il n’est quand même pas normal que nous n’ayons pas pu avoir accès aux dossiers des policiers qui ont été violents avec mon fils. Mieux : des témoins ont été intimidés. L’un d’entre eux m’a expliqué avoir vu les policiers s’acharner sur mon fils, qui avait depuis longtemps lâché son couteau. Il l’entendait crier. Il m’a ensuite avoué qu’il avait changé sa déposition de craintes de représailles. Une autre habitante du quartier, qui avait assisté à la scène, a même décidé de déménager car elle n’arrêtait pas de recevoir des PVs de la police pour un oui ou pour un non. Enfin, le compte rendu de ma propre déposition n’est absolument pas fidèle à ce que j’ai déclaré aux autorités. »

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