Pilote d’avion, il passait des clandestins en Angleterre: «Pigeonné par des filles, j’ai été menacé par la mafia»

Après avoir touché 300.000 € de dédommagements suite à un accident l’empêchant de devenir pilote de ligne, Jean-François Henneaux, né en 1987, rencontre plusieurs prostituées de luxe, qu’il « aide financièrement ». Le début d’un engrenage. « Un jour, un homme du milieu m’a présenté Jennifer. Nous avons eu une relation de six mois. Je l’ai aussi retirée de la prostitution. Vers la mi-janvier 2012, l’homme, fâché, me donne rendez-vous dans un bar de Saint-Trond tenu par un mafieux. Sachant que j’avais suivi des cours de pilotage, le mafieux me demande de passer de la drogue ou des gens. Si je n’accepte pas, il vitriolera Jennifer. »

Jean-François Hennaux effectue un premier vol. « J’ai loué un avion. Je suis parti de l’aérodrome de Saint-Ghislain et j’ai atterri dans un champ dans le Kent. J’ai aussi effectué un second vol. À la fin de celui-là, ils m’ont demandé pour en faire dès le lendemain un troisième. C’était trop pour moi et j’ai saboté l’avion que je louais pour ne pas partir. »

Reste qu’un troisième vol aura quand même lieu.« J’étais menacé. Ils avaient montré des photos de ma mère, de mon frère et même un cliché de mon père, qu’ils ont pris eux-mêmes. Il n’y avait dés lors qu’une chose à faire : c’était atterrir en Angleterre et me rendre. Je pensais avoir juste une amende, mais… j’ai été condamné à trois ans de prison.   »

Libéré, Jean-François Hennaux veut profiter de notre rencontre pour mettre les choses au point. « Lors de mon arrestation, certains ont affirmé que je ne payais pas mes factures. C’est faux. Je ne suis pas un mauvais payeur. ».

S’il a déjà été condamné au Royaume-Uni, il devrait être jugé en Belgique pour proxénétisme, incitation et exploitation de la débauche.

Découvrez l’intégralité de l’interview ce mercredi dans les journaux du groupe Sudpresse