Bruno De Lille s’inspire du péage de Londres pour le centre de Bruxelles

A première vue, on aurait envie de dire que non. Les bouchons n’ont pas quitté le centre de Londres malgré une taxe de 10 livres appliquée pour tout véhicule entrant dans la zone, tous les jours de la semaine entre 7 h et 18 h. A Londres, on ne parle plus en distance lorsqu’il faut prendre la voiture mais en temps de parcours. Et pourtant, les spécialistes de la mobilité londonienne sont unanime : l’entrée en vigueur de la « congestion tax » a permis de diminuer la pression automobile de 30% dans les 22 km² concernés.

Le péage urbain est né de la volonté politique d’un seul homme, le maire de Londres, Ken Livingstone. En 2000, toutes les entreprises demandent une réaction de la part du monde politique car le trafic devient insupportable, ce qui a un coût pour les sociétés. Du coup, le péage urbain, même s’il inquiète, est plutôt bien accueilli car les recettes générées vont permettre d’investir dans les transports en commun. Dix ans après, la mesure est totalement entrée dans les mœurs et les résultats sont fiables.

A chaque entrée de la zone, une caméra repère les plaques d’immatriculation. Les conducteurs, eux, ont le choix du mode de paiement. Ils peuvent payer le jour de leur trajet par internet ou dans certains lieux, prendre un abonnement en ligne ou s’acquitter du droit de passage le jour d’après. Selon le mode choisi, la taxe est de 9, 10 ou 12 livres (1 livre = 0,86 euro). S’ils ne paient pas, grâce à la caméra qui aurait pris leur plaque, ils recevront une amende. Il existe bien sûr des exonérations. Ainsi, les véhicules propres ou électriques, les habitants de la zone, les véhicules d’urgence, les taxis… ont des régimes différents.

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