Le ministre britannique de l’Intérieur n’assistera pas à l’accouchement de Kate, contrairement à ce que veut la tradition britannique

La présence d’un ministre fut pendant des siècles obligatoire lors de la naissance d’un bébé royal, de crainte qu’un imposteur ne monte un jour sur le trône. «Jusqu’à récemment encore, il était d’usage que les ministres de l’Intérieur assistent aux naissances royales. Je crois savoir que cela s’est produit pour Sa Majesté la Reine» Elizabeth II en 1926, a déclaré le député Michael Ellis, membre de la commission parlementaire des Affaires intérieures qui entendait mardi Theresa May.

Le 21 avril 1926, Elizabeth était venue au monde en présence du ministre de l’Intérieur de l’époque, William Joynson-Hicks.

«Avez-vous l’intention de vous rendre dans l’aile Lindo dans un proche avenir, comme le veut l’usage?», a demandé mardi le député à Theresa May, en faisant référence à l’aile de la maternité londonienne où Kate doit accoucher. «Je me veux malicieux», a-t-il immédiatement ajouté.

Pas de bébé imposteur

Et Theresa May de répondre, avec sérieux, mais le sourire en coin: «En fait, il n’est plus requis que le ministre de l’Intérieur assiste à une naissance royale, mais je soupçonne que vous, M. Ellis, avez plus d’informations sur le sujet que moi, compte tenu de vos liens avec la royauté».

La coutume «remonte à plusieurs siècles (...). Le ministre de l’Intérieur devait être là pour avoir l’assurance qu’il s’agissait bien d’une naissance royale et qu’un bébé n’était pas clandestinement présenté» comme le futur monarque, a-t-elle ajouté.

Kate, l’épouse du prince William, doit accoucher à l’hôpital St Mary de Londres, dans l’intimité. Le premier enfant du couple, qui sera troisième dans l’ordre de succession au trône, devrait naître d’ici la fin de la semaine, si l’on en croit Camilla Parker-Bowles, la femme du prince Charles, père de William.