À Esperanzah!, les festivaliers peuvent demander un test de leurs drogues illégales et sont libres de les reprendre (sondage)

«Quand on vient à Esperanzah!, ce n’est pas vraiment pour la musique, mais plutôt pour prendre un max de drogues dans les tentes». La phrase émane d’un «festivalier» de l’événement musical de ce week-end.

Comment contrer ce fléau? L’une des méthodes mises en place depuis plusieurs années sur le site est assez surprenante. Plutôt que de pointer du doigt les festivaliers qui débarquent sur le site avec des drogues illicites, l’ASBL Modus Vivendi leur propose, entre autres, de venir tester la composition de leurs stupéfiants. Histoire de savoir si ceux-ci, souvent recoupés à coup de substances improbables, s’avèrent encore plus dangereux.

«Notre objectif n’est pas de juger»

Si l’initiative permet de réduire les risques pour certains consommateurs, elle ouvre un débat plus dérangeant : ne tient-on pas là l’exemple-type d’une banalisation de la drogue dure sur les festivals? La personne débarquant avec un sachet de drogue illégale est en effet libre de la reprendre avec elle.

«Soyons clairs, l’objectif n’est pas de juger le festivalier», commente le directeur technique d’Esperanzah! «On ne peut pas interdire à 100% leur consommation personnelle, ni fouiller les poches de tout le monde. En revanche, nous tentons de stopper les dealers. Nous en avons attrapé un sur le camping.»