Le site Ask.fm se dédouane après le suicide de 4 adolescents: "A vos propres risques..."

Lorsque vous vous inscrivez sur ask.fm (c’est gratuit), vous devez cocher une série de cases et accepter les conditions d’utilisation. Par exemple, vous devez être âgé de 13 ans minimum. Mais il y a aussi ce passage où le gestionnaire du site ask.fm se dédouane totalement des dommages que pourrait engendrer le site. « Vous comprenez qu’en utilisant le service ask.fm vous pouvez rencontrer des contenus pouvant être considérés comme choquants, obscènes ou de mauvais goût, dont le contenu peut ou non être considéré comme un langage explicite. Le service ask.fm ne surveille pas les contenus anonymes. Vous vous engagez à utiliser le service ask.fm à vos propres risques et ask.fm n’aura aucune responsabilité envers vous pour le contenu trouvé (choquant, obscène ou de mauvais goût) ».

Les dangers sont donc annoncés, et ask.fm n’en a rien à cirer. «  L’ennui », remarque Olivier Bogaert, commissaire de police à la Computer Crime Unit de Bruxelles, « c’est que les jeunes, et mêmes les adultes, ne lisent jamais les conditions d’utilisation. On clique vite et sans rien lire pour arriver à l’onglet « connexion ». L’autre problème avec ask.fm, c’est qu’ils sont basés en Lettonie. Or, le harcèlement existe-t-il en droit letton ? Y a-t-il des conventions d’entraide judiciaire avec ce pays ? »