Marseille: un étudiant poignardé par un marginal souffrant de troubles psychiatriques

La victime, Jérémie Labrousse, né en 1991 et originaire des Vosges, était en vacances chez des amis à Marseille. Etudiant à l’école de management Euromed, il a succombé à ses blessures dimanche en fin de matinée à l’hôpital Nord.

Le jeune homme, qui avait perdu beaucoup de sang vendredi soir après avoir été poignardé Boulevard d’Athènes (1er arrondissement), alors qu’il se rendait à la gare Saint-Charles, a été déclaré décédé, a précisé le procureur-adjoint de la République de Marseille, Jean-Jacques Fagni.

Son téléphone portable n’avait pas été retrouvé sur les lieux de l’agression, conduisant les enquêteurs à privilégier la piste d’un vol qui aurait mal tourné.

«Un individu, qui semble correspondre à la personne qui apparaît sur certaines des vidéos présentes dans la zone de l’agression», a été interpellé samedi soir, a affirmé M. Fagni.

Connu des services de police pour vols et violences, souffrant de troubles psychiatriques, il a un «profil qui pourrait correspondre à un auteur potentiel des faits», a poursuivi M. Fagni.

Agé de 41 ans et né dans la Drôme, l’homme interpellé, «fait l’objet d’un placement sous contrainte en milieu médical», son état ayant été jugé incompatible avec un placement en garde à vue, a précisé Jean-Jacques Fagni, procureur-adjoint de la République de Marseille lors d’une conférence de presse.

Sur les caméras de vidéo-surveillance, «on ne voit pas la scène, on ne les voit jamais l’un en présence de l’autre», a précisé M. Fagni, soulignant qu’il était donc«très prématuré» de dire que ce quadragénaire était «le mis en cause».

«Dès lors que son état aura évolué positivement, il est certain que les services de police iront le récupérer et que le parquet demandera à ce qu’il soit placé en garde à vue et entendu de manière précise sur les faits», a ajouté M. Fagni.

Aucun témoin direct n’a assisté à l’agression. Son portable, qui n’avait pas été retrouvé à proximité vendredi soir, a été géolocalisé dans le nord de Marseille, avant d’être désactivé, a précisé M. Fagni, qui a émis l’hypothèse d’un «vol de portable d’opportunité», un tiers ayant pu découvrir le téléphone au sol après l’agression.

L’arrestation de ce marginal, qui s’est faite sans difficulté, a été rendue possible grâce aux recoupements faits entre l’enquête de voisinage effectuée par les enquêteurs et les images des caméras de vidéo-surveillance.

Selon une source proche de l’enquête, l’homme, «qui ne semble pas avoir pris conscience de ses actes», est «bien sûr» le suspect numéro 1, «même s’il n’a pas pu être entendu», en raison de son état.