Gérard Depardieu au sujet de la polémique sur son installation en Belgique: «c’est un énorme malentendu»

«Je ne suis jamais parti ! Je refuse de me laisser enfermer dans des frontières, c’est complètement différent. Je suis un homme libre. Je me sens partout chez moi en Europe», déclare le monstre sacré du cinéma français, pour qui «toute cette histoire est un énorme malentendu». Gérard Depardieu affirme qu’il «aime toujours autant la France». «C’est mon pays, j’y habite régulièrement, j’y ai mes restaurants, dans lesquels travaillent plus de 80 personnes», dit-il dans cet entretien largement consacré à ses goûts culinaires.

L’acteur a obtenu la nationalité russe en janvier après avoir acquis une résidence en Belgique, à Néchin, près de la frontière française et a suscité une polémique sur les motivations fiscales de ce départ.

«Je pense que l’on ne peut pas faire comme si tout allait bien (en France), ajoute Gérard Depardieu. Les gens sentent bien le décalage entre le discours que les responsables politiques leur tiennent et la réalité qu’ils vivent quotidiennement. Ce fossé finira par éclater au grand jour, peut-être aux prochaines élections».

L’acteur ajoute, sans explication, que s’il recevait Jean-Marc Ayrault, il lui servirait «un colin froid vinaigrette avec des échalotes», et que s’il conviait François Hollande, il choisirait «un poulet en cocotte et, pour son quatre-heures, deux tartines de saindoux».

Gérard Depardieu qui a acheté une villa à Néchin (Estaimpuis) invitera prochainement 200 personnes pour une pendaison de crémaillère. Parmi les invités de Gégé, on retrouvera des élus locaux, des amis et des habitants du bourg. L’acteur français a fait appel à un boucher de la localité pour son barbecue géant.

L’arrivée de l’acteur dans le petit village sans histoires de Néchin avait suscité et suscite encore, l’intérêt des médias nationaux et internationaux. La présence de Gérard Depardieu a aussi provoqué l’engouement auprès de la population locale et de son bourgmestre Daniel Senesael, honorés d’accueillir «Obélix» sur leurs terres.