Liban: 27 morts et 352 blessés dans un double attentat à Tripoli

Ces explosions surviennent une semaine après un attentat à la voiture piégée qui a fait 27 morts à Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth, un fief du puissant mouvement chiite Hezbollah, un allié du régime syrien libanais auprès duquel il combat les rebelles en Syrie.

« Il y a jusqu’à présent 27 martyrs et 352 blessés dans les hôpitaux », a dit à la télévision le ministre libanais, précisant qu’il ne s’agissait pas d’un bilan définitif. Un précédent bilan faisait état de 19 morts et de dizaines de blessés à la suite du double attentat dans la grande ville portuaire à majorité sunnite.

Les télévisions locales ont montré des corps sans vie, de nombreux véhicules en flammes, des hommes transportant dans leurs bras des blessés et des devantures d’immeubles totalement détruites.

À Tripoli, la première explosion s’est produite dans le centre, près de la maison du Premier ministre sortant, Najib Mikati, qui ne se trouvait pas dans la ville, selon les services de M. Mikati.

La deuxième a eu lieu près du port, non loin du domicile de l’ancien chef de la police Achraf Rifi, selon une source de sécurité.

Les déflagrations ont eu lieu à proximité de deux mosquées, le jour de la prière hebdomadaire pour les musulmans.

La capitale du nord du Liban est régulièrement le théâtre d’affrontements entre les sunnites, qui soutiennent en majorité la rébellion syrienne, et les alaouites, plutôt favorables au régime de Bachar al-Assad.

Mercredi, le chef de l’armée libanaise, le général Jean Kahwaji, a affirmé que ses troupes étaient désormais en « guerre totale » contre le « terrorisme », affirmant qu’elles poursuivaient depuis des mois une cellule « qui prépare des voitures piégées », dont une avait explosé le 15 août dans le fief du Hezbollah.

Le Liban est profondément divisé sur le conflit en Syrie voisine, qui a exacerbé les dissensions confessionnelles.

Les sunnites sont en majorité partisans de la rébellion qui veut renverser le régime, tandis que les chiites, emmenés par le Hezbollah, sont en majorité en faveur du président Assad.