Elle intervient dans une agression au couteau avec «Micro», son Rottweiler: «J’ai évité qu’il la viole...»

« J’ai sauvé une femme et bien sûr, on ne le raconte pas dans le journal », affirme sur un ton agacé Aurélie Bertini. Cette habitante de la rue Victor Cretteur à Péruwelz n’est pas une inconnue des services de police.

Dans sa jeunesse, elle a fait quelques bêtises qu’elle aimerait que tout le monde oublie. D’ailleurs, elle nous l’affirme, « je suis rangée, c’est fini les conneries. Je suis à la recherche d’un boulot. »

Aurélie a invité notre journaliste chez elle pour boire un café et pour lui raconter l’agression dont elle a été témoin samedi dernier. Elle comptait promener, « Mirco », son Rottweiler, et sortait de sa maison, installée au coin de la rue Victor Cretteur et Gavette, quand « j’ai aperçu ce qui pour moi était un couple. L’homme avait sa main autour de la tête de la jeune femme et il pointait sous sa gorge ce qui m’a semblé être un couteau. Ils se dirigeaient dans la rue Gavette. Chez moi, il y avait une amie. Je l’ai discrètement appelée et j’ai foncé vers ce couple avec mon chien. Mirco s’est alors mis à grogner. »

Aurélie, qui n’a habituellement déjà pas froid aux yeux, décide d’intervenir. « Il se trouvait derrière elle et tenait la lame sur sa gorge. Il faisait sombre à cet endroit, mais j’ai foncé. J’ai alors crié « soit tu lâches la fille soit je lâche mon chien ». Il a directement lâché la fille et elle s’est mise à marcher vers mon amie et moi. J’ai dit à mon amie de faire rentrer la jeune femme dans ma maison. L’homme s’est alors dirigé vers moi avec un regard sombre. J’ai senti que j’étais en danger, mais je n’ai pas lâché « Mirco ». Mon amie avait eu le temps de prévenir mon cousin qui est rapidement arrivé, c’est à cet instant que l’agresseur est parti en courant en direction du chemin des Rocs. Je suis convaincue que nous avons évité qu’elle se fasse violer. »

L’agresseur en fuite, Aurélie appelle la police qui, bien entendu, connaît son adresse et ne traîne pas.

Les policiers débarquent rapidement et ils sont accompagnés d’une ambulance pour prendre en charge la jeune femme agressée. « Elle avait l’air choquée. Elle nous a dit qu’elle avait reçu plusieurs coups, notamment au visage, et qu’il voulait lui voler ses vêtements, mais je pense surtout qu’elle a peur de cet homme. Il comptait lui faire du mal. Ils se connaissent bien, elle me l’a dit. Les policiers ont cherché l’agresseur et ils l’ont vite retrouvé. J’ai même été capable de l’identifier. J’ai été entendue ce mercredi et je sais qu’il est déjà dehors. Je suis dégoûtée, mais si j’étais confrontée à la même situation, je n’hésiterais pas une seconde pour de nouveau intervenir. »