Au moins 40.000 élèves vont faire leur rentrée dans des "classes conteneurs"

Des directeurs qui s’arrachent les cheveux à ne plus savoir où caser ces enfants qui font exploser leurs classes : les pavillons modulaires ou, plus vulgairement dit, les « classes conteneurs » fleurissent.

En 2011, face à la surpopulation scolaire dans la capitale, Charles Picqué, ministre-président bruxellois, annonçait la création de plus de 3.500 nouvelles places créées dans « des écoles conteneurs ». Il déclarait : « On est confronté à un défi terrible : soit il n’y a pas de place dans les écoles, et c’est une catastrophe, soit on travaille dans les meilleures conditions possible, même avec du matériel modulaire. Vu l’urgence et la gravité de la situation, on n’a pas le choix ».

L’urgence face à l’explosion démographique et le nombre insuffisant de places dans les écoles, cela concerne aussi la Wallonie. Combien d’enfants se retrouvent-ils ainsi dans des « conteneurs » ? Face à l’absence de statistiques, on en est réduit à extrapoler.

Dans l’enseignement organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles, on estime les espaces modulaires à 10 % de la surface du bâti. Même si cela ne signifie pas forcément 10 % des 170.000 élèves qui le fréquentent, on peut estimer que plus de 10.000 enfants suivent des cours dans ces conditions… Et ce réseau ne représente que 20 % de « l’offre scolaire ». On peut donc extrapoler, sans risque d’erreur, que plus de 40.000 enfants (et sans doute plus) suivent leur scolarité dans des « classes conteneurs ».

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