Damas appelle le Congrès américain à bloquer une frappe

Dans une première réaction officielle à la décision du président américain de demander l’autorisation du Congrès en vue d’une frappe en Syrie, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad a déclaré que «le président Obama était clairement hésitant, déçu et confus quand il parlait hier (...) Personne, que ce soit le président des Etats-Unis ou tout autre président, ne peut justifier une agression injustifiable».

«Les allégations (américaines) sur l’utilisation par la Syrie des armes chimiques n’ont aucun fondement», a estimé M. Moqdad. «Des armes chimiques ont été utilisées par Al-Qaïda et ceux qui sont à sa solde, grâce ce qu’offrent la Turquie, l’Arabie Saoudite et d’autres pays à ces terroristes. Le Congrès américain doit faire preuve de sagesse», a-t-il souligné.

«Il y a un gouvernement responsable en Syrie mais le gouvernement à Paris est irresponsable (...) Les politiciens français ont trompé le peuple français et se sont comportés de façon irresponsable. Ils ont falsifié les faits et soutiennent des organisations comme Al-Qaïda», a-t-il ajouté.

Le président français François Hollande «et son ministre des Affaires étrangères trompent le peuple français pour justifier leur politique erronée en Syrie. Ils échoueront», selon lui.

En revanche, à Beyrouth, l’opposition syrienne a appelé dimanche les membres du Congrès américain à «faire le bon choix» et à autoriser une frappe contre le régime de Damas, comme le président Barack Obama va leur demander.

Dans un communiqué la coalition de l’opposition syrienne, basée à Istanbul, appelle les élus américains à «soutenir les efforts de l’administration pour stopper la machine de mort d’Assad».