Nicolas Cage est présent au festival de Deauville: «Être acteur, c’est se laisser mettre à nu!»

Alternant films d’action et films d’auteurs, rôles de gros durs et personnages écorchés vifs, Nicolas Cage est venu à Deauville pour y recevoir un hommage mais aussi pour y présenter «Joe», un film de David Gordon Green où il incarne un type en quête de rédemption aux côtéés d’un ado de 15 ans en rupture avec un père alcoolique.

Apparemment peu friand des rencontres imposées avec la presse et les photographes, Nicolas Cage n’en a pas moins exprimé sa satisfaction d’être ainsi honoré. «Je me suis toujours senti très chaleureusement accueilli à Deauville. C’est ici que j’ai présentéé en première mondiale «Sonny», le film que j’ai réaliséé moi-même. Ça ne s’oublie pas. Je suis très honoréé et très reconnaissant.»

Ce rôle de «Joe», est-ce un retour aux personnages dramatiques?

«C’était une opportunité à ne pas manquer. Rien n’est programmé. Dans le registre dramatique, j’ai également tourné il n’y a pas si longtemps «Ground Zero» sur l’attaque du World Trade Center. J’essaie de rester très éclectique et je suis satisfait de ma carrière. Il ne faut jamais s’endormir sur ses lauriers, il faut rester sur la brèche et accepter que le vent vous mène là où il vous mêne.

Avec une filmographie aussi riche que la vôtre, avec qui aimeriez-vous encore tourner?

«Beaucoup ne sont plus de ce monde! Je vis les choses au jour le jour, comme elles se présentent. Là, je suis fier d’avoir tourné ce film. David est un vrai auteur, qu’on reconnaît à chacun de ses films, quelque soit le registre. Il est capable de faire entendre sa petite musique intérieure. Et ça, c’est important

Avec votre expérience, quels conseils donneriez-vous à un comédien débutant?

«J’ai toujours essayé d’êêtre au plus près de mes personnages, d’être sincère et impliqué. De ne pas jouer, de ne pas tomber dans l’artifice et dans le mensonge. Il faut savoir ôter le voile derrière lequel on se cache, se laisser mettre àà nu, laisser venir àà soi ses propres souvenirs. »

Votre expéérience de rééalisateur a-t-elle modifiéé votre perception d’acteur ?

«Diriger de grands acteurs brasse tout votre rapport à ce métier. Le scénario de «Sonny» m’a habité pendant dix ans. Quand l’opportunitéé de faire ce film est arrivée, j’étais trop vieux pour tenir le rôle. Alors, j’ai choisi de le réaliser. J’aimerais trouver une autre histoire qui me touche à ce point pour retourner derrièère la caméra.»