Les pensionnés ont près de 35 millions d’euros de dette vis-à-vis de l’État!

Le retraité belge est-il un filou qui tente de gruger l’État ? L’image est caricaturale : sur les 1.180 procédures de récupération lancées en 2012 par le Service des pensions du secteur public, seules 37 étaient cataloguées comme cas de fraude. Il est d’ailleurs intéressant de constater une recrudescence de ces procédures par rapport à 2011 où 767 dossiers « seulement » avaient été ouverts. De 767 à 1.180, cela fait une véritable explosion de 40 % de dossiers en plus… Au contraire des cas de fraude qui étaient moins nombreux l’an dernier (20 de moins par rapport à 2011).

Comment expliquer que l’Office national des pensions et le Service des pensions du secteur public doivent ainsi pourchasser les retraités et tenter de récupérer (chiffres arrêtés au 31 décembre dernier) quasi 35 millions d’euros ?

On pourrait croire que la majeure partie provient de sommes payées à des retraités décédés, l’acte de décès n’étant pas porté, à heure et à temps, à la connaissance des autorités. Cela arrive, bien sûr, mais cela représente une minorité de cas. « La plupart des dettes résulte d’un dépassement des limites en matière d’activité professionnelle autorisée », explique le ministre des Pensions, Alexander De Croo, interpellé sur le sujet par le député de la N-VA, Sigfried Bracke. « Il y a aussi le non-respect des règles en matière de séjour à l’étranger par des bénéficiaires d’une garantie de revenus aux personnes âgées pour lesquelles un délai de prescription de 3 ans est en principe appliqué. La distinction n’est pas faite entre le dépassement des délais suite à une action frauduleuse ou une négligence administrative. »

Plus d’infos dans nos éditions de ce lundi 9 septembre.