Des habitants d’Etterbeek se mobilisent contre l’installation de neuf antennes Mobistar

Mobistar a introduit fin août auprès de l’Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE) une demande de permis d’environnement concernant l’implantation de neuf antennes émettrices sur le toit d’un bâtiment situé au numéro 60 de l’avenue. L’IBGE a notamment pour mission de vérifier que les antennes répondent à la norme bruxelloise de 3 Volts par mètre pour les antennes GSM.

Les riverains affichent leur opposition au projet notamment via une pétition, qui compte déjà environ 500 signatures.

Les habitants dénoncent le fait que deux crèches et une école jouxtent la zone d’implantation. Ils s’inquiètent ainsi des retombées que pourraient avoir ces neuf antennes (trois pour la 2G, trois pour la 3G et trois destinées à la 4G) et deux mâts sur la santé des habitants, explique Olivier Galant, qui habite en face du bâtiment en question.

La commune d’Etterbeek regrette de son côté, tout comme les riverains, que l’enquête publique ait débuté en période de vacances. Le bourgmestre, Vincent De Wolf, explique d’ailleurs que la commune a «rendu un avis négatif sur ce projet», pour plusieurs raisons, comme le fait que «la place Saint-Antoine, au bout de la rue, est classée», mais aussi vu la présence d’écoles aux alentours.

Selon Olivier Galant, les locataires de l’immeuble n’ont pas été prévenus par le CPAS, propriétaire des lieux. «Ils se sentent infantilisés et se méfient, du fait qu’on ne les ait pas mis au courant».

«Nous comprenons l’inquiétude des riverains mais nous nous contentons de louer une partie de notre bien à un opérateur», répond Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles, qui ajoute que «le but n’est pas de renflouer les caisses du CPAS».

Une réunion est organisée lundi par le voisinage à 20h à la maison de Quartier Chambery. La commune d’Etterbeek devra quant à elle se prononcer sur la demande de permis d’urbanisme introduite par Mobistar.