Les prisons suisses proposent des salles roses pour calmer les détenus

La première chambre rose a été installée en 2006 dans la prison de Pfäffikon, en Suisse germanophone. Et cette idée a germé dans la tête de bon nombre de psychologues et de directeurs de prison dans le pays. Daniela Späth, psychologue suisse qui a développé ce concept « Cool Down Pink » (Le rose qui calme), estime ainsi que cette théorie va prendre de l’ampleur car elle est « bon marché et efficace. Cela a été prouvé scientifiquement », explique-t-elle dans L’Essentiel.

Les détenus restent entre quinze minutes et deux heures dans ces cellules teintes en rose, voire jusuq’à vingt-quatre heures pour les plus récalcitrants. Mais malgré les vertus évoquées, les détenus ne sont pas vraiment rassurés et estiment être victime d’une humiliation. « Je ne suis pas convaincu de l’efficacité », explique Peter Zimmermann, actuellement emprisonné à Pfäffikon et responsable d’un groupe d’entraide pour les détenus, Reform 91.

La pratique devient en tout cas de plus en plus généralisée en Suisse. Encore lundi dernier, une cellule a été repeinte en rose dans la prison de Cham pour aider les détenus à se calmer.