Une prison japonaise se dote d’une mascotte pour paraître plus sympathique

«  Les prisons ont cette réputation de lieu isolé qui n’ont aucun contact avec le reste de la société et sont entourées d’imposants murs gris  », a expliqué un responsable des relations publiques de la prison d’Asahikawa, sur l’île septentrionale de Hokkaido.

«  Nous avons créé ce personnage dans le but de troquer cette image contre celle d’un établissement ouvert sur la société. Bien sûr, les prisons sont destinées aux personnes qui ont commis des crimes et les gens tendent à les considérer comme indésirables dans leur voisinage. Mais la société doit jouer son rôle en soutenant la réhabilitation des personnes qui ont payé leur dette  », a ajouté ce responsable.

Katakkuri-chan, qui existe en version masculine comme féminine et porte l’uniforme d’un gardien de prison, a fait ses débuts lors d’un week-end festif à la prison d’Asahikawa, un événement annuel qui a réuni près de 1.700 personnes ce dimanche. Les visiteurs ont pu saluer la mascotte et acheter aussi des objets artisanaux fabriqués par les détenus.

La prison d’Asahikawa est la seule prison possédant une mascotte à taille humaine selon les autorités de la prison, bien qu’au moins un autre établissement dans le pays ait une mascotte en deux dimensions.

Mascotte à la police aussi

Ces mascottes grandeur nature au look mignon, connues sous le nom de « yurukyara » en japonais (« personnages relax »), sont omniprésentes dans le pays où elles incarnent souvent des régions ou des villes et promeuvent des mets locaux, des animaux ou des industries. La police de Tokyo s’est dotée de sa propre mascotte dans les années 1980, qui est désormais très appréciée dans le pays.

Les défenseurs des Droits de l’Homme pointent souvent la dureté des conditions carcérales au Japon, dont le recours abusif à l’isolement et les cellules spartiates des détenus.