Sybille de Sélys: «Avec Albert, j’ai vécu le grand amour: ce fut la plus belle partie de ma vie»

Vous n’aurez certainement pas manqué le début de la seconde partie consacrée aux révélations de Sybille de Sélys Longchamps. C’est dans les premières minutes qu’elle affirme qu’elle a déposé le manuscrit racontant sa vie dans le socle d’une statue qui ne sera ouverte que dans 87 ans. L’office du tourisme de Villecroze est étonné par cette révélation. À nos confrères du Belang Van Limburg, un employé explique que, en principe, les villageois n’ont déposé que des lettres.

Pour voir si la baronne a dit vrai, il faudra se présenter devant la statue en… 2100 !

Trêve de plaisanterie, l’ex-maîtresse d’Albert n’a pas dit que cela. Elle a notamment expliqué comment s’est passée la dernière rencontre entre Albert et sa présumée fille, en 1986. « Delphine avait 18 ans. Cela faisait quatre ans qu’elle n’avait plus vu son père et elle allait très mal, tant mentalement que physiquement ».

En fait, elle était tombée dans l’anorexie. « Une anorexie excessivement grave. J’ai essayé d’atteindre Albert par tous les moyens et, finalement, il m’a appelée. Cela m’a fait quelque chose », avoue-t-elle. « Je lui ai dit que s’il ne faisait rien pour Delphine, il pouvait être le responsable de quelque chose de dramatique. Finalement, il a bougé. Il m’a raconté qu’un cardinal (NDLR : le cardinal Suenens) lui avait conseillé de ne plus la voir. Je lui ai demandé combien d’enfants avait le cardinal, Albert a ri ».

Albert serait donc allé à Londres, à l’ambassade de Belgique. « Il était plutôt distant. Il lui a parlé de ses petits amis en lui disant qu’il était important qu’ils soient religieux, ou catholiques, quelque chose de complètement idiot en tout cas ! Ma fille ne trouvait pas cela drôle du tout. Il lui a ensuite parlé de ses autres enfants, ce n’était pas très diplomate ». Malgré tout, constatera Sybille, Delphine a été de mieux en mieux par la suite.

La mère de Delphine explique aussi que Paola s’est battue pour ne pas perdre son mari. « Au tout début de notre relation, elle m’a donné rendez-vous à Knokke. Ma voiture n’a jamais voulu démarrer, j’ai dû aller au Zwin sous la pluie battante. Paola m’a dit qu’elle savait que son mari avait beaucoup de sentiments pour moi. Elle m’a proposé d’intégrer leur cercle d’amis. Je suis repartie sur-le-champ ». Paola aurait aussi rencontré le père de Sybille qui était diplomate. « Mon père suivait des cours de néerlandais au Pays-Bas quand elle a demandé de le voir. Elle était accompagnée d’une amie. Mon père a accepté et ils sont allés dans un café. Paola lu a dit qu’il était temps qu’il tienne sa fille. Il lui a répondu qu’il était temps qu’elle s’occupe de son mari. La conversation a tout de suite été arrêtée ».