Les docteurs d’Amie Miller auront mis cinq ans avant de découvrir la cause de son décès: ils n’ont pas fait les tests qui auraient permis de déceler sa… tumeur au cerveau!

En 2008, Amie Miller, une adolescente de quinze ans, est admise à l’hôpital de Basildon à Essex (Royaume-Uni) car elle souffre de maux de tête importants et vomit depuis plus d’une semaine.

Le service pédiatrique manquant de lits, Amie est envoyée dans un service pour adultes où elle est sédatée au propofol, un anti-douleur bien plus dangereux que la morphine. «Nous savons que nous ne pouvons pas utiliser le propofol à forte dose chez les enfants. Mais Amie avait déjà une taille adulte et les doses que nous avons utilisées étaient très faibles. Elle s’est réveillée le lendemain et semblait aller beaucoup mieux, je ne me suis pas inquiété», explique le Docteur en charge de son cas à l’époque.

Le Docteur n’a donc pas donné suite au scan qui montrait un gonflement au niveau de son cerveau. « Si elle n’allait pas mieux, il aurait fallu faire une ponction lombaire et extraire le fluide afin d’analyser la présence de bactéries. » explique le Docteur Nawf Shareif au Daily Mail.

« Mon collègue m’a assuré qu’elle allait bien à son réveil. J’ai préféré ne pas faire une ponction lombaire dans ce cas, car l’examen est lourd et douloureux » raconte le Docteur Michel Sun Wai.

Pourtant au réveil d’Amie, son docteur n’a même pas pris la peine de lui faire un examen classique, d’examiner la taille de ses pupilles ou de vérifier si elle arrivait à ouvrir les yeux correctement.

Le lendemain Amie décédait sur son lit d’hôpital sans qu’aucun docteur n’ait pu découvrir la cause de son décès.

Après cinq ans d’investigation, les experts ont découvert qu’Amie Miller avait une tumeur au cerveau. Les médecins de l’hôpital Basildon sont en procès jusqu’à demain.