Un policier accusé de remarques déplacées devant le cadavre de Whitney Houston: «elle est encore canon», aurait-il dit

Le 11 février 2012, Whitney Houston était retrouvée morte dans son bain. L’agent de police de Beverly Hills, Terry Nutall, se serait livré à des commentaires et aurait eu des gestes déplacés. C’est ce qu’indique le rapport transmis à la justice par le plaignant et publié aujourd’hui dans la presse.

Dans la plainte, il est indiqué que «Nutall, s’est, sans raison légitime, agenouillé devant le corps, a soulevé le drap ou ce qui recouvrait le corps, découvrant le corps en dessous de la zone pubienne». Puis, il a «touché le corps... en faisant des réflexions déplacées... que la morte  était encore très séduisante pour son âge et compte tenu de son état  ». Il s’est exclamé: «  Elle est carrément encore canon, hein! ».

Représailles

Dans sa plainte, publiée par le Los Angeles Times le 11 septembre, Brian Weir déclare avoir été privé de plusieurs avantages après avoir dénoncé à ses supérieurs la présumée mauvaise conduite de son collègue. Il accuse la ville de Beverly Hills et son service de police de s’être «vengés» en lui retirant ses fonctions dans les unités SWAT et K-9, en lui supprimant des heures supplémentaires payées et en le harcelant. Weir a subi et continuera de subir des dommages économiques et non-économiques. Il souffre notamment d’anxiété et sa réputation a été ternie, indiquent les documents.

Le porte-parole de la police de Beverly Hills Lincoln Hoshino a nié tout acte de «représailles» contre M. Weir, précisant que M. Nutall avait été autorisé à regarder le corps. «Il a réagi comme il le devait et de manière tout à fait appropriée devant un tel événement» a-t-il déclaré au Los Angeles Times.

Le médecin légiste avait conclu que Whitney Houston, âgée de 48 ans, était morte accidentellement par noyade, à la veille des Grammy Awards, et que l’absorption de cocaïne associé à un problème cardiaque avaient contribué au décès de la chanteuse.